Décrochage et échec scolaires | Le CSSBE ne dispose pas de données précises

Décrochage et échec scolaires | Le CSSBE ne dispose pas de données précises
(Photo : Libre de droit)

ÉDUCATION. > De plus en plus de parents s’inquiètent de l’impact de la pandémie sur le parcours scolaire des étudiants du secondaire. Qu’en est-il dans les polyvalentes de la région?

Le Centre de services scolaire Beauce-Etchemin (CSSBE) ne dispose pas présentement de données précises en ce qui concerne les échecs et le décrochage dans ses écoles secondaires.

Puisqu’il n’y a pas eu de bulletin en novembre, comme l’an passé, la CSSBE aura une vision plus nette de la situation lors de la prochaine évaluation qui est prévue, au plus tard, le 22 janvier 2021.

«Ça ne veut pas dire que le suivi des élèves au jour le jour n’est pas fait. Toutes les équipes-écoles évaluent le développement des connaissances des étudiants, indique Karina Roy, directrice des services éducatifs au CSSBE. Si des enfants ont des difficultés particulières, des mesures sont prises et les parents sont avisés».

Pour répondre aux besoins particuliers, chaque école a reçu un support financier additionnel qui leur permet d’ajouter des ressources – orthopédagogue, éducatrice spécialisée, etc. – pour aider les élèves en difficulté.

Mme Roy a, de plus, indiqué que la CSSBE a identifié les zones les plus vulnérables de son territoire afin d’y déployer de l’aide en santé mentale s’il y a lieu.

Géométrie variable

Depuis le début de la pandémie, les élèves, les enseignants et spécialistes de la CSSBE font affaire à ce que Mme Roy appelle «des situations à géométrie variable».

«Le ministre parle de rattrapage, je préfère parler de poursuite de développement des compétences. Il n’est pas au même niveau partout, il demande des ajustements continuels pour permettre à chaque enfant d’obtenir les connaissances de base».

Le grand défi, c’est de maintenir le moral chez les étudiants. «C’est une question difficile à répondre pour le moment. C’est sûr qu’ils doivent travailler de la maison, être à l’école un jour sur deux, ils sont en constant réajustement. De plus, ils sont privés d’exutoire qui leur permet de s’épanouir, de respirer. On parle beaucoup de sport, mais j’ajouterais aussi les arts», indique Mme Roy.

Pour Mme Roy, l’important reste que les enfants obtiennent l’enseignement et les meilleurs services possibles pour que la présente année scolaire ne soit pas perdue. «Ce n’est qu’à moyen ou long terme que nous pourrons analyser l’impact de la pandémie sur le parcours éducatif futur des élèves».

Une bonne nouvelle

Comme tous les intervenants du secteur secondaire, Mme Roy a accueilli avec soulagement la décision du ministère de l’Éducation d’abaisser de 50% à 20% la pondération des examens de fin d’année.

«Compte tenu des divers changements et ajustements qui ont eu lieu tout au long de l’année scolaire, il était illogique d’obliger les élèves de risquer la moitié de leurs notes dans un seul examen», a précisé Mme Roy.

L’évaluation de l’élève se fera donc sur l’ensemble de son année et pourra tenir compte des difficultés rencontrées par chacune des institutions d’enseignement.

Il reste à souhaiter que la vaccination arrive tôt au printemps et que l’année scolaire suivante reparte sur un meilleur pied pour le bien-être de tous.

 

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