Démystifier le concept de ville intelligente

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Par Sébastien Roy
Démystifier le concept de ville intelligente
Le président et cofondateur de DimOnOff, Bernard Têtu, a présenté le concept de ville intelligente. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy)

Le président et cofondateur de DimOnOff, Bernard Têtu, a présenté le concept de ville intelligente hier soir lors d’une conférence organisée par Beauce numérique au Baril Grill, à Saint-Georges.

Pour l’homme d’affaires, une ville intelligente est une ville que l’on peut soutirer des informations, que l’on peut voir et écouter. «Il s’agit de faire du “monitoring” à distance», précise M. Têtu.

Par exemple, le système de gestion de ville intelligente de DimOnOff surveille le système d’éclairage à DEL et permet de mieux gérer la consommation d’électricité, mais aussi de savoir qu’il y a un problème à l’instant où celui-ci se produit.

«Je conseille souvent aux gens de commencer par l’éclairage, car il y a un retour sur investissement, tant au niveau de l’énergie consommée que tu temps de maintenance», mentionne M. Têtu.

Il est aussi possible, à l’aide de caméras, de capter les plaques d’immatriculation des véhicules. «Cela faciliterait les recherches dans le cas d’une alerte Amber à partir du moment où l’on a une partie du numéro de plaque», donne-t-il en exemple.

De plus, son système peut reconnaître efficacement les sons. «Nous nous étions fait demander aux États-Unis de développer un appareil capable de reconnaître le son d’un coup de feu. Nous en avons mis un au point qui peut faire la différence entre un AK47 et un AR15», conte-t-il.

D’autres actions sont également possibles, comme surveiller le niveau d’eau dans les bouches d’égout ou encore, la quantité de déchets dans les poubelles publiques.

Le conférencier a également abordé l’avenir. Selon lui, ce sera l’époque des senseurs. «Environ 30 % des gaz à effet de serre du Canada sont causés par les feux de forêt. Ces feux représentent des dépenses annuelles de 1,2 G$ à 1,4 G$. On pourrait avoir des senseurs capables de détecter ces incendies, mais le problème est que le Canada est immensément grand. Pour y arriver, il faudra développer des senseurs capables de traiter de l’information et de communiquer entre eux sur de grandes distances», explique le conférencier.

Le système de DimOnOff est actuellement en place dans une trentaine de villes, mais M. Têtu vise les 400 municipalités, au Québec seulement, dans les prochaines années. Il est également vendu aux États-Unis par le biais de partenaires. «En ce moment, nous avons 34 projets-pilotes de villes assez majeures», conclut-il.

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