Des Gaulois festifs et surveillés toute la fin de semaine

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Par Frederic Desjardins
Des Gaulois festifs et surveillés toute la fin de semaine
Des gardiens laissaient entrer et sortir les festivaliers, mais l'accès était interdit aux médias. (Photo : L'Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Des inspecteurs en santé publique, accompagnés de policiers, ont visité le site du festival à trois reprises. Les agents de la Sûreté du Québec se relayaient aux abords de l’entrée du festival et faisaient sentir leur présence régulièrement sur le terrain.

« Nous avons aussi fait appel à notre patrouille équestre. Les policiers assuraient une surveillance comme pour n’importe quel festival. Le public a bien collaboré. Aucun constat d’infraction n’a été remis », dit le sergent Louis-Philippe Bibeau, agent d’information à la Sûreté du Québec.

Le Centre de santé et de services sociaux de Chaudière-Appalaches (CISSS-CA) a passé par la voie des tribunaux pour encadrer l’événement. La juge Hélène Carrier, de la Cour supérieure, a émis une ordonnance le 4 août obligeant le Festival des Gaulois à se conformer aux obligations sanitaires touchant les rassemblements publics.

« On a vu un changement de ton après ce jugement. Les organisateurs refusaient de collaborer au départ. La première soirée, on a constaté qu’il fallait des serpentins pour gérer l’affluence devant les foodtrucks. Ça a été corrigé le lendemain », précise Geneviève Dion, adjoint du PDG aux communications et relations publiques du CISSS-CA.

Des centaines de visiteurs

Pour assister à l’événement, chaque festivalier devait payer un bracelet à 40 $. Les organisateurs ont amassé une somme de 8 360 $ sur le web, soit l’équivalent de 209 bracelets. Le samedi 7 août en soirée, l’inspecteur du CISSS-CA a toutefois comptabilisé près de 700 festivaliers. Certains visiteurs ont décidé de camper directement sur le site.

Plusieurs festivaliers ont choisi de camper sur le terrain du rang 6.

« C’est possible que le festival ait vendu des bracelets à l’entrée. Les organisateurs devaient faire des rappels au micro sur les règles sanitaires. Devant la scène, on demandait de former des groupes d’un maximum de 500 personnes. Notre mission était de faire respecter les mesures sanitaires, mais on ne peut pas être toujours là », mentionne Mme Dion.

Journalistes et réseaux sociaux

Mis à part Rebel News, un site web ayant pris son essor pendant la pandémie en véhiculant des informations associées à l’extrême droite, aucun journaliste travaillant dans un média traditionnel n’avait accès au site du Festival des Gaulois. Les médias qui captaient des images de l’entrée des lieux, dont l’auteur de ces lignes, ont été insultés par des participants ou responsables du festival.

Des vidéos et photos, captées par les festivaliers, ont circulé sur les réseaux sociaux. Plusieurs de ces images démontraient certains actes de désobéissance envers les mesures sanitaires.

Steeve l’Artiss Charland et Karol « La Louve » Tardif étaient présents au Festival des Gaulois.

Amélie Paul et Steeve l’Artiss Charland, figures de proue du mouvement complotiste, ont donné des concerts pendant le week-end. Des spectacles, jeux, animations et discours figuraient aussi dans la programmation.

Selon Geneviève Dion, le CISSS-CA pourra retrouver les festivaliers si une ou des éclosions de la COVID-19 ont lieu dans les prochains jours.

« Les responsables devaient conserver un registre des visiteurs avec la vente des bracelets. Cet été, nous avons aidé à l’encadrement d’une quarantaine de festivals en Chaudière-Appalaches. Le Festival des Gaulois est un cas d’exception », indique-t-elle.

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John Boud
John Boud
3 mois

Ceci n’est pas une résistance. Ce sont simplement des contestataires imbus d’eux même. La ou ce mélange déraisonnement, manque de civisme et égo démesuré.