Des personnages qui assurent leur survie en racontant des histoires de toutes sortes

Des personnages qui assurent leur survie en racontant des histoires de toutes sortes
La pièce «Les mille et une nuits» sera présentée pour une deuxième et dernière fois le samedi 16 novembre. (Photo : Amélie Carrier)

La première représentation de la pièce de théâtre Les mille et une nuits, écrite par Jean-Pierre Ronfard et mise en scène par Marie-Claude Bolduc, s’est déroulée le jeudi 14 novembre dernier, à la salle Alphonse-Desjardins du Cégep Beauce-Appalaches (CBA).

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Pour l’occasion, un total de 15 comédiens inscrits dans le programme Arts, lettres et communication du CBA, issus du profil Création et médias, sont montés sur les planches à Saint-Georges afin de plonger les spectateurs sur place dans un univers où se côtoient la réalité et la fiction.

Dans le but d’assurer leur survie, les protagonistes Shéhérazade, Alexandre et Didier St-Cloud, interprétés par Maëlys Delgado, Danick Landry et Alex Bureau, se tuent à la tâche pour réussir à nourrir leur imaginaire.

Alors que l’une doit absolument raconter une histoire par nuit à son roi Shariar, dont le rôle est tenu par Martin Drouin, afin de le divertir et d’ainsi éviter la mort au lever du jour, les deux autres entretiennent une relation d’écrivain et de muse.

De son côté, Alexandre rédige de nombreux textes quotidiennement pour subvenir aux besoins financiers de sa femme Adèle Crozier, de même que de sa nièce Zulma, jouées par les étudiantes et finissantes Marika Vachon et Mary Boucher.

C’est dans l’espoir d’être en mesure de payer des factures d’essence, des pintes de lait ou encore des patates aux membres de sa famille qu’il n’a d’autre choix que d’obéir à son éditeur Grossbeck (Miguel Morin) au doigt et à l’œil.

Pour sa part, Didier a le mandat d’inspirer l’auteur pour qui il travaille en lui fournissant le plus grand nombre de récits qu’il lui est possible d’inventer.

Sa seule façon d’être nourri et logé est de vendre son corps à la raconteuse de nature Emma von Wittgenstein, ce qui lui permet de continuer à remplir sa mission auprès de celui-ci.

Les gens présents ont donc pu apprendre à connaître plusieurs personnages fictifs évoqués tout au long de cette performance d’une durée d’une heure, notamment Ralph Peterson (Philippe Fortin) et sa sœur Jean (Emmanuelle Côté), au fur et à mesure qu’ils naissaient dans l’esprit de leurs créateurs.

Deuxième chance

Les personnes qui n’auraient pas eu l’opportunité de prendre part à cet événement hier pourront toutefois se reprendre en se rendant à la deuxième et dernière présentation qui se tiendra le samedi 16 novembre prochain, dès 19h30.

Vendus au coût de 7 $ chacun, les billets pour y assister seront d’ailleurs disponibles à l’entrée de la salle, le soir même du spectacle.

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