Deux Beaucerons courent 43 heures autour du Mont-Blanc

Deux Beaucerons courent 43 heures autour du Mont-Blanc

Alain Bélanger (bandana bleu, en bas) a pris le départ avec plus de 2000 coureurs.

Crédit photo : Gracieuseté

Du 31 août au 2 septembre, Alain Bélanger et Mike Quirion ont relevé l’un des plus grands défis en course à pied sur la planète : l’Ultra-Trail du Mont-Blanc (UTMB).

Natif de Saint-Georges et résidant à Québec, Alain Bélanger était déjà un habitué des marathons. C’est en 2015 qu’il étire son instinct compétitif à la course en sentiers.

«Pour se qualifier à l’UTMB, il faut accumuler 15 points sur un maximum de trois courses certifiées par l’ITRA (International Trail-Running Association). J’ai fait deux fois l’Ultra-Trail du Mont-Albert (Gaspésie) et une fois l’Ultra-Trail Harricana (Charlevoix)», dit le coureur de 47 ans.

Mike Quirion, de Saint-Gédéon, vit maintenant à Sherbrooke. Il s’était qualifié trois fois pour l’UTMB. «J’avais accumulé les points nécessaires en 2016 et 2017, mais les coureurs sont décidés par un tirage au sort. Je m’étais bien préparé pour ce défi», soutient l’athlète de 36 ans.

Survivre aux extrêmes

Mike Quirion gardait le sourire malgré les conditions difficiles.

Le parcours de 170 kilomètres se déroule dans des conditions montagneuses extrêmes. Avec Chamonix (France) comme point de départ et d’arrivée, les coureurs doivent franchir des montées sur trois pays, en un maximum de 46 heures 30 minutes.

«Ça allait jusqu’à 2500 mètres en hauteur. Lors des six premières heures, on était sous la pluie. En montagne, le mercure pouvait descendre jusqu’à -10 degrés. Même avec les stations de ravitaillement, on doit assurer notre autonomie en eau et nourriture, ainsi qu’avoir des vêtements de recharge. La nuit, on courait avec une lampe frontale», précise Alain Bélanger.

Comme les coureurs ne dorment pas, l’aspect psychologique entre également en jeu.

«Ça teste vraiment nos limites. Au kilomètre 69, j’ai arrêté pendant deux heures parce que je vomissais. J’ai fini la course en buvant du bouillon de poulet, parce que c’était juste ça qui passait», se souvient Alain Bélanger, qui a fini le parcours en 43h57m23s dans la catégorie Hommes Vétérans 1.

Au niveau Hommes Seniors, Mike Quirion a été plus rapide avec un chrono de 43h51m51s. Sans tomber malade, ce dernier n’a pas eu la tâche facile pour autant.

Alain Bélanger a fini le parcours malgré un problème d’estomac.

«Juste avant le Col du Bonhomme (km 45), j’ai subi une grosse baisse d’énergie parce que je m’étais mal alimenté. Le secteur d’Arnouvaz (km 95) est l’endroit où l’on retrouve une quantité importante d’abandons. Cette montée vers le Col Ferret est très haute et froide», confirme-t-il.

Juste la finir !

Dans cette épreuve difficile, Alain et Mike ont compté sur le soutien de leurs proches. En franchissant la ligne d’arrivée, Alain Bélanger a utilisé son cellulaire pour joindre sa femme et ses enfants. La conjointe de Mike Quirion l’a accompagné à Chamonix, ainsi qu’à certains endroits sur le trajet avec l’autobus de supporteurs.

Les deux coureurs se sont même croisés en chemin. «Nous pensions terminer la course en bas de 40 heures, mais juste la finir est un exploit», pense Mike Quirion.

Pour les curieux s’intéressant aux différentes étapes de cette course, visitez le site de l’UTMB.

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