Deux femmes de Beauceville reçoivent un Fellow de l’ordre des CPA

Deux femmes de Beauceville reçoivent un Fellow de l’ordre des CPA

Thérèse Roy et Francine Turmel, toutes deux originaires de Beauceville, ne se connaissaient pas avant de recevoir un Fellow de l'ordre des CPA.

Crédit photo : gracieuseté

L’une des plus importantes distinctions à être décernée par l’ordre des Comptables professionnels agréés du Québec (CPA), le Fellow, a été remise cette année à deux femmes originaires de Beauceville, Francine Turmel et Thérèse Roy.

Le titre de Fellow remis par l’ordre des Comptables professionnels agréés du Québec (CPA) vise à reconnaître le mérite des membres qui se sont dévoués de façon exceptionnelle à la profession et se sont illustrés par leurs réalisations. Seules 18 personnes ont obtenu un Fellow cette année. «Quelle belle coïncidence que sur les 18 personnes à voir reçu un Fellow, il n’y ait que trois femmes et qu’on soit deux à venir de Beauceville», s’exclame Francine Turmel, doyenne de la William School of Business à l’Université Bishop’s, l’équivalent de la faculté de l’administration.

Dans le cas de madame Turmel, ce sont trois anciens étudiants à qui elle a enseigné alors qu’elle était à l’Université de Sherbrooke qui ont soumis son dossier à l’ordre des CPA. Ses réalisations pour avoir reçu le Fellow se catégorisent en deux volets.

Tout d’abord, le volet le plus important, selon elle, est d’avoir influencé bon nombre d’étudiants. «Tout d’abord le fait d’être une professeure féminine, car il n’y en a pas beaucoup, et aussi pour les valeurs et le soin que j’apportais à mon travail et à bien guider les étudiants ou à identifier le potentiel de ces derniers. J’ai aussi aidé certains étudiants à entrer dans des universités comme professeur», explique-t-elle.

En quatre ans comme doyenne à Bishop’s, Mme Turmel a remis les finances de la faculté sur les rails en réalisant une révision majeure des programmes qu’elle en profite pour bonifier. «Je trouvais qu’il n’y avait pas beaucoup d’analyse faite pour quantifier la situation. La comptabilité, ça nous donne une manière de procéder et ça nous donne une lecture plus logique et rationnelle au sujet de la situation», ajoute-t-elle.

Mme Turmel a aussi décroché du financement afin de mettre sur pied l’Experiential Learning Hub, un espace où les étudiants rencontrent virtuellement des diplômés dispersés partout sur la planète afin de profiter de leur expérience. De plus, grâce à plusieurs partenariats avec des cégeps, il y a plus d’étudiants francophones qui choisissent d’étudier en anglais à Bishop’s.

Ce prix lui a permis de renouer avec de nombreux anciens étudiants, ce dont Mme Turmel est bien heureuse.

Une carrière dans la fonction publique

Thérèse Roy quitte Beauceville après ses études secondaires. Elle travaille à Québec, dans une firme privée avant de suivre son conjoint du côté d’Ottawa où elle entre dans la fonction publique fédérale. «Il y avait beaucoup de défis à relever et j’ai été agréablement surprise de voir ça. Dans les années 1990, il n’y avait pas de professionnalisation comme contrôleur des finances», explique-t-elle. C’est grâce à elle que le gouvernement a pu favoriser l’embauche d’agents financiers qualifiés. Auparavant, ces postes clés ne demandaient pas d’études spécialisées. Rapidement, elle a exigé que les candidats aient des études universitaires et fait des démarches pour que l’administration fédérale rembourse les cotisations des membres de l’ordre professionnel.

Pendant toutes ces années dans l’administration publique, elle a fait beaucoup de mentorat auprès des nouveaux employés. Elle a aussi travaillé pour plusieurs ministères dont Service public et approvisionnement Canada, Patrimoine Canada, au Conseil privé, au ministère des Ressources naturelles où elle a réalisé une transformation majeure du système financier en collaboration avec d’autres ministères pour économiser des coûts. «C’était le premier partenariat de ce genre. Auparavant, chaque ministère faisait ses propres projets. J’ai même reçu un prix pour cela. J’ai pris part à un grand changement de culture organisationnelle et de gestion du changement», souligne Mme Roy.

Aujourd’hui, Thérèse Roy est la dirigeante principale des finances et vice-présidente, Portefeuille de la gestion et de la planification des ressources aux Instituts de recherche en santé du Canada où le budget est de plus de 1 G$. Il s’agit du futur pour la recherche en santé et sur la santé des populations. Un mandat qu’elle trouve passionnant. «J’ai toujours choisi mes emplois selon le mandat», explique celle qui carbure aux défis et qui reste rarement plus de cinq ou six ans dans le même ministère.

Le dernier point qui lui a permis de recevoir un Fellow est le fait qu’elle ait été présidente du conseil des adjoints financiers. Partout où elle est passée, elle a cherché à améliorer les façons de faire au niveau de la gestion des finances. Pour Mme Roy, il est possible d’avoir une carrière enrichissante et trépidante dans l’administration publique fédérale.

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