Diane Thomas: du temps et de l’amour pour les enfants de la DPJ

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Par Andréanne Huot
Diane Thomas: du temps et de l’amour pour les enfants de la DPJ
Diane Thomas a accueilli chez elle plus de 80 enfants. (Photo : gracieuseté)

Diane Thomas est famille d’accueil depuis 15 ans. Elle a accueilli chez elle, dans sa grande maison de Saint-Côme-Linière, plus de 80 enfants provenant de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ).

Mme Thomas est également présidente de l’Association démocratique des ressources à l’enfance du Québec (ADREQ) pour la région de Chaudière-Appalaches depuis 10 ans. «On s’occupe des familles d’accueil, on a négocié une entente collective pour ces familles et avec le CISSS-CA, on recherche de nouvelles familles d’accueil», précise-t-elle.

De plus, l’Association prépare et donne une quinzaine de formations à une trentaine d’occasions dans toutes les régions de la Chaudière-Appalaches, de la Beauce au Littoral. Ces formations sont sur différents sujets comme la drogue, le sexe, la sexualité, le cadre de référence, la loi, le RCR, le développement de l’enfant, le trouble de l’attachement ou la santé mentale. «Je suis chanceuse, ici les membres sont pro formation», mentionne-t-elle au sujet des 250 membres de l’ADREQ en Chaudière-Appalaches. «On entend et on défend également les familles. Maintenant, elles ont droit au RQAP, à la CNESST, des assurances collectives, des vacances et plus», ajoute la présidente de l’Association.

Chez elle, elle a accueilli entre quatre et six enfants à la fois. Certains n’y sont restés que quelques mois, d’autres plus longtemps. Ce qu’elle trouve le plus gratifiant, c’est de «les voir aller». Elle souhaite que les enfants qu’elle a accueillis chez elle deviennent des adultes, de bons parents, de bons citoyens et surtout, elle veut les voir heureux, même si cela n’a pas toujours été facile dans leur vie.

Qualités requises

Pour devenir famille d’accueil, il faut évidemment avoir de l’amour à donner, ne pas avoir de dossier criminel, du temps, de la patience et beaucoup d’humour. Mme Thomas souligne qu’il est également important de savoir quel type de famille d’accueil l’on veut être, si l’on préfère les enfants de zéro à cinq ans, de cinq à douze ans ou des adolescents jusqu’à 18 ans. Il est aussi important de savoir si  l’on veut être une famille d’accueil pour un placement à court ou long terme ou dans une banque mixte, c’est-à-dire les enfants à long terme ou adoptables. Il est aussi possible d’être une famille d’accueil uniquement pour donner du répit.

«Le pairage qu’on appelle, c’est le plus important. Il faut avoir la passion pour ces enfants».

Les familles d’accueil ne sont pas laissées seules, car en cas de problème, elles peuvent avoir le soutien d’intervenants et d’éducateurs, une denrée rare, mais essentielle. «Chaque nouvelle ressource, on l’appelle pour lui donner des conseils, les dates de formation et des déjeuners, lui faire connaître ses droits et ceux des enfants ainsi que les règles de lois. On est régi par des lois et on doit les connaître. On ne fait pas ce qu’on veut avec les enfants, car ils ont des parents», souligne Mme Thomas.

Cette dernière croit qu’il est important, lorsque c’est possible, de conserver des contacts avec les parents des enfants placés chez elle.

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