Du dessin manuel à la création de jeux vidéo

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Par Frederic Desjardins
Du dessin manuel à la création de jeux vidéo
Jimmy Samson supervise plusieurs employés dans le département artistique de Beenox.

Jimmy Samson travaille dans l’industrie du jeu vidéo depuis dix ans. Ce natif de Saint-Prosper est chef d’équipe artistique au studio Beenox à Québec.

Dès son enfance, Jimmy Samson s’est intéressé au dessin. Autodidacte, il n’avait aucune difficulté à créer des formes parfaites avec un simple crayon. Il adorait également les bandes dessinées de superhéros.

«J’aimais Spiderman et tout ce qu’on retrouvait chez Marvel Comics. En plus de dessiner, je jouais à plusieurs jeux vidéo. Je me disais que plus tard, je voudrais combiner tout ça ensemble», dit-il.

Maintenant âgé de 33 ans, Jimmy Samson n’a pas vécu sa jeunesse à une époque où les emplois en développement de jeux vidéo étaient nombreux au Québec. «Il n’y avait pas de cours là-dessus dans les écoles et pas de réels débouchés», admet celui-ci.

En 2006, Jimmy Samson obtient sa place au Campus Ubisoft à Montréal (aujourd’hui le Campus ADN) où il mettra la main sur une attestation collégiale en animation 3D orientée vers les jeux vidéo.

«Je n’avais que mon porte-folio avec des dessins à la main pour être admis. L’école a aimé mon talent créatif. Ubisoft m’a embauché après le cours comme artiste 3D. Avec eux, j’ai travaillé sur la série Prince of Persia», précise-t-il.

Univers en 360 degrés

C’est en 2007 que Jimmy Samson joint Beenox, l’un des studios du groupe Activision. Avant de devenir chef d’équipe quatre ans plus tard, il a été notamment un artiste de niveau. Cette personne doit construire le niveau d’un jeu à partir des idées du département design et narration.

«C’est plus motivant que de créer seulement des objets, car on construit l’environnement et l’architecture. Il faut s’assurer que tout soit fluide, car les jeux au final doivent se vivre sur 360 degrés», explique Jimmy Samson.

Lui et ses collègues utilisent plusieurs logiciels pour concevoir les univers de jeux, comme 3ds Max et Zbrush pour la modélisation, l’animation et le rendu en 3D. «On travaille même avec Photoshop», confirme-t-il.

Le département artistique compte deux chefs et 22 artistes. Si on ajoute tous les autres secteurs, comme l’animation et la programmation, ce sont des centaines d’employés qui travaillent en même temps à la conception d’un jeu.

Beenox a terminé récemment la conception d’une version remastérisée du jeu Call of Duty : Modern Warfare. Il s’agit du plus important projet produit par le studio qui sera dorénavant impliqué dans la franchise Call of Duty.

«La compétition est forte dans le secteur du jeu vidéo. On doit rester à l’affut. Ce n’est pas rare qu’on fasse des semaines de 50 heures et le travail d’équipe est important», précise Jimmy Samson.

Malgré toutes ses tâches à accomplir, il voit son emploi comme un jeu et non un travail. «Ce n’est pas un domaine inaccessible. Les jeunes d’aujourd’hui ont d’ailleurs toujours vécu dans la technologie et comprennent plus vite», pense-t-il.

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