Les gants tombent entre Jonathan et Samuel Poulin

POLITIQUE. L’actuel député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, a publié une déclaration le 14 août dernier pour réagir à la volonté du Parti conservateur du Québec (PCQ) de couper 47 G$ dans les dépenses publiques comparant la manœuvre à une tronçonneuse.

« Éric Duhaime promet de couper 47 G$ sur cinq ans et 20 000 emplois, tout en affirmant qu’il n’y aura aucun impact sur les services. Voyons donc », s’est-il insurgé en demandant ce qui serait coupé. « Est-ce dans nos hôpitaux ? Dans nos classes ? Dans les routes ? Dans les places en CPE ? Dans la réparation de nos infrastructures ? Dans le développement régional et la robotisation ? », a-t-il énuméré.

Pour celui-ci, la révision des dépenses demande davantage de sérieux. « Notre plan vers l’équilibre budgétaire est précis et quantifié. Avec le vieillissement de la population, des dépenses supplémentaires seront nécessaires pour répondre aux besoins des Québécois », a-t-il ajouté.

« Les Beaucerons et les Québécois méritent de savoir où Éric Duhaime entend couper. Quarante-sept milliards, c’est énorme. Nous lui demandons de rendre son plan public et de donner des réponses concrètes à la population », a-t-il conclu.

La réplique

Trois jours plus tard, le candidat conservateur, Jonathan Poulin, accuse son adversaire d’agiter des « épouvantails à moineaux ». « Parler de » démantèlement « lorsqu’on propose un dégraissage bureaucratique représentant 5,6 % des dépenses de l’État revient à exagérer volontairement la réalité. C’est comme parler d’une amputation pour traiter un ongle incarné », a-t-il dénoncé.

Ce dernier a assuré que l’approche conservatrice vise une gestion « responsable » de l’argent public. « Il ne s’agit pas d’une tronçonneuse dans les hôpitaux, les écoles ou les infrastructures, mais d’un examen rigoureux et systématique des dépenses de l’État », a-t-il assuré.

« Les Québécois méritent des services publics de qualité et un gouvernement qui respecte leur capacité de payer. Après des années d’augmentation des dépenses et de pression fiscale accrue, le Québec n’a pas besoin de nouvelles taxes ni de dépenses sans limites. »