«Et si perdre la tête rapprochait les coeurs»: un témoignage d’une proche aidante beauceronne

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Par Sébastien Roy
«Et si perdre la tête rapprochait les coeurs»: un témoignage d’une proche aidante beauceronne
Ghislaine Bourque a lancé son livre lors des Journées de la culture de Saint-Benoît le 1er octobre dernier.

Originaire de Saint-Benoît, Ghislaine Bourque a publié le livre «Et si perdre la tête rapprochait les cœurs» qui témoigne de ses années en tant que proche aidante de sa mère, qui était atteinte de la démence à corps de Lewy, une maladie qui s’apparente à l’Alzheimer.

Selon elle, son récit se démarque des autres témoignages de proches aidants. «Je décris les moyens que j’ai utilisés pour soutenir ma mère malgré la maladie dégénérative», affirme-t-elle.

Au cours de cette période, Mme Bourque est passée de la souffrance à la sérénité. «J’ai accepté le fait qu’elle n’était plus celle que j’avais connue. Je faisais mon deuil petit à petit, à mesure que la maladie empirait», ajoute-t-elle.

Cette acceptation lui a permis de créer un lien de «cœur à cœur» avec sa mère. «Mon nouvel apprentissage consiste à communiquer avec elle de cœur à cœur, ce qui me donne accès à son essence… et à la mienne du même coup! Ainsi, maman me donne le privilège d’aller au plus intime de la Vie», écrit-elle.

La petite-fille de Mme Bourque, Lori-Anne, a accompagné sa grand-mère à plusieurs reprises depuis qu’elle a deux ans et demi. «Elle a nourri mon espoir qu’un jour je deviendrais aussi habile qu’elle pour communier coeur à coeur avec ma mère. J’en fait souvent mention dans le livre. Ce fut ma muse et elle a apporté beaucoup de réconfort à ma mère.

Écrire pour faire son deuil

Deux semaines après le décès de sa mère, Mme Bourque s’est mise à écrire. «Au début, j’écrivais seulement pour moi. Je ne pouvais pas couper la relation que j’avais avec ma mère d’un coup. Écrire m’a permis de le faire petit à petit», explique-t-elle. Après avoir rédigé l’équivalent du tiers de son ouvrage de 160 pages, elle se dit que son témoignage pourrait aider d’autres personnes dans la même situation.

La jeune Lori-Anne nourrit son arrière-grand-mère, Rosée Vallée.

Il ne lui a fallu que trois semaines pour tout écrire. «L’inspiration m’est venue comme un geyser. L’élan était si puissant que mes doigts n’arrivaient pas à suivre mes idées», indique celle qui a lancé son livre lors des Journées de la culture de Saint-Benoît.

«Et si perdre la tête rapprochait les cœurs» est disponible en Beauce à la Librairie Sélect. On peut aussi se le procurer via le site Internet de Mme Bourque au ghislainebourque.ca.

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Ghislaine Bourque
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Ghislaine Bourque

Merci au journaliste Sébastien Roy pour la rédaction et la publication de cet article dans ce journal de la Beauce, ma Terre natale. Oui, il existe des moyens pour intervenir auprès d’un proche souffrant d’Alzheimer ou d’une maladie apparentée, sans s’épuiser, tout en accédant à une véritable sérénité. Dans mon livre-témoignage, le lecteur trouvera une panoplie d’outils pratiques pour adoucir cette phase de la vie, tant pour l’aidant que pour l’aidé, même si l’être cher ne nous reconnait plus et ne parle plus. Pierrette Denault, journaliste, décrit «Et si perdre la tête rapprochait les coeurs…» comme «Un livre-phare qui jette… Read more »