Achat de drogue sur internet : un coroner sonne l’alarme
FAITS DIVERS. Le décès d’un homme dans la trentaine de la région, visiblement d’une surdose de drogue achetée via le web, force un coroner à inviter les autorités à s’intéresser au phénomène de la publicité en ligne, particulièrement celle relative aux substances illégales.
Selon le Dr Arnaud Samson, coroner affecté au dossier, la victime a été retrouvée dans le grenier de sa résidence, le 6 décembre dernier, avec un sachet contenant une poudre blanche à la main. Selon un proche, la victime était connue comme ayant un trouble de l’usage de substances, mais avait connu une période de sobriété avant de rechuter dans sa consommation, avant de rechuter dans les semaines précédant son décès.
C’est d’ailleurs dans ce contexte de vulnérabilité que des publicités pour la vente de drogues sont apparues, lors de sa navigation sur les réseaux sociaux. Le ciblage par algorithme délibéré de personnes, aux prises avec un trouble de l’usage de substances, est ce qui interpelle le coroner Samson, selon son rapport. Selon le coroner, la rechute du défunt a été facilitée par la disponibilité de publicités en ligne faisant la promotion de substances illicites sur des plateformes accessibles au grand public.
L’enquête de ce dernier démontre que plusieurs sites de vente de cocaïne ont été consultés à partir du 17 novembre 2025, et que des achats ont été effectués les 19, 23 et 24 novembre. Au moins une livraison a été reçue par voie postale, le 25 novembre. Des résidus retrouvés dans le grenier de la résidence et analysés confirment la présence de cocaïne et de méthamphétamines.
Les analyses toxicologiques, réalisées sur les prélèvements biologiques, démontrent la présence de cocaïne dans le sang du défunt et confirment cette thèse comme étant la cause du décès.
L’enquête policière n’a pas permis de déterminer l’origine physique de ces transactions, en raison des techniques de brouillage utilisées par les vendeurs. Cette situation met toutefois en lumière l’ampleur du commerce de ces substances par internet, la sophistication des méthodes de mise en marché et l’absence apparente de mécanismes pour en limiter la diffusion, selon le rapport, qui contient plusieurs autres recommandations dédiées aux autorités.
