Des radars mobiles toujours au point mort en Beauce

Des radars mobiles toujours au point mort en Beauce

Le radar mobile à Beauceville couvre le boulevard Renault et la route 173, d’un bout à l’autre de la municipalité.

Crédit photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins

Malgré des réformes au Code de la sécurité routière (CSR) en avril 2018, les radars mobiles restent inactifs dans l’ensemble de la Beauce.

Rien n’a bougé dans les secteurs couverts par les radars mobiles à Beauceville, Saint-Prosper, Vallée-Jonction, Saint-Frédéric et Saint-Isidore. Les dernières contraventions décernées à ces endroits varient de novembre 2016 à février 2017.

Selon Émilie Lord, porte-parole du ministère des Transports du Québec, le gouvernement n’a pas encore modifié tout le mécanisme accélérant le traitement des constats d’infractions.

«De plus, les radars mobiles sont opérés par les policiers responsables de l’application du CSR sur leur territoire. Les opérations de surveillance se font de façon sporadique et les stratégies d’opération des radars mobiles sont sous la responsabilité des corps policiers», précise Mme Lord.

À l’opposé, les radars fixes ont retrouvé leur plein rendement au Québec. Inactif depuis février 2017, celui de Saint-Georges a décerné 28 constats, pour un total de 3031 $, entre le 1er et le 31 octobre 2018.

Le même mois, des lecteurs du journal ont aperçu des techniciens recalibrant ce radar. Des modifications sur la validation, l’inspection et la vérification des radars fixes entraient en compte dans les changements au CSR.

«Les photos sont cryptées et envoyées au Centre de traitement de la preuve, sous la responsabilité de la Sûreté du Québec. Un agent de la paix analyse la preuve et s’assure que tous les éléments essentiels de l’infraction sont réunis avant de rédiger un rapport d’infraction», rappelle Émilie Lord.

Rappelons que le juge Serge Cimon, en novembre 2016, avait déclaré une preuve irrecevable et illégale dans l’invalidation d’un constat d’infraction capté par un radar fixe.

La décision avait paralysé le système des radars fixes et mobiles, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) devant revoir sa façon de présenter la preuve devant le tribunal.

Poster un Commentaire

avatar