Une ancienne préposée réclame près de 30 000 $ à un résident

Une ancienne préposée réclame près de 30 000 $ à un résident

Le palais de justice de Saint-Joseph.

Une ancienne préposée aux bénéficiaires de la résidence pour personnes âgées Havre de paix de Saint-Honoré poursuit un résident de 96 ans pour près de 30 000 $.

Selon sa demande introductive d’instance déposée le 6 décembre au palais de justice de Saint-Joseph, Guylaine Vachon aurait subi des sévices physiques de la part Gérard Dostie les 13 et 16 août 2017, ainsi que le 12 septembre de la même année.

Elle réclame un montant total de 29 795,49 $ pour les préjudices subis, dont un peu plus de 16 000 $ pour les 21 semaines de salaire perdu et 10 000 $ pour des dommages non pécuniaires. Le reste de la somme inclut les frais médicaux de 730 $ et les dommages-intérêts punitifs de 3000 $.

Le Journal n’a pu rejoindre M. Dostie ou un membre de sa famille au moment de mettre sous presse. Toutefois, la famille s’est dite outrée de la situation dans une entrevue accordée au Journal de Québec. «Mon père n’a jamais touché personne de sa vie», a défendu le fils de M. Dostie, Raymond Dostie.

Le document indique que le nonagénaire aurait «poussé [Mme Vachon pendant son quart de travail], l’a empoignée par les biceps et lui a serré les bras de toutes ses forces» le 13 août.

Trois jours plus tard, M. Dostie s’en serait pris de nouveau à Mme Vachon en lui empoignant les biceps, la poussant et lui serrant les bras, toujours selon la demande.

D’autres gestes auraient été commis le 12 septembre, l’homme lui aurait saisi les biceps une fois de plus et les aurait tirés vers l’extérieur. La demanderesse se serait alors frappé les coudes sur le cadre de porte de la salle à manger de la résidence.

Selon le document, ses blessures aux coudes ont entraîné un arrêt de travail de 21 semaines. Le texte stipule également qu’elle a souffert d’anxiété en raison des soucis financiers causés par l’arrêt de travail, de douleurs physiques pendant plusieurs mois et elle n’a pu reprendre son emploi à la résidence en raison de ses craintes d’être agressée de nouveau.

La propriétaire du Havre de paix, France Dussault, et l’avocat de Mme Vachon, Alex Gagnon Lacroix, n’ont pas voulu commenter le dossier.

Poster un Commentaire

avatar