Filature Lemieux : augmentation de 300 % des ventes d’écheveaux de laine

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Par Frederic Desjardins
Filature Lemieux : augmentation de 300 % des ventes d’écheveaux de laine
Serge Lemieux, président, et Marc Lemieux, directeur général, ont repris l’entreprise familiale en 1986. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Durant les douze premiers mois de la pandémie, les ventes d’écheveaux en ligne ont augmenté de 300 % chez Filature Lemieux. Les clients acheteurs de ces fils de laine vivent au Canada et aux États-Unis.

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« Nous gardions toujours un bon inventaire de fils à tricoter. On constatait l’ouverture de plusieurs boutiques et cafés-tricots, surtout dans les grandes villes. L’activité revenait déjà à la mode. La pandémie a accentué ce besoin de tricoter », explique Serge Lemieux, président de Filature Lemieux.

Lui et son frère Marc, directeur général, représentent la quatrième génération de Lemieux dirigeant les rênes de la compagnie. En plus du fil de laine à tricot, Filature Lemieux fabrique des fils industriels, synthétiques, en coton, ainsi que du fil de laine et mélanges pour tapis.

« Les fils synthétiques et de coton sont utilisés par nos clients dans la fabrication des vadrouilles et autres produits de nettoyage. Nous avons également développé un service de teinture et un département de développement des produits », mentionne Serge Lemieux.

Exportations maintenues

Jean-Pierre Dupuis est chef teinturier depuis 27 ans.

Filature Lemieux exporte ses fils de laine et synthétiques en Asie, en Australie, en Europe, aux États-Unis, au Mexique et dans les Caraïbes. La pandémie a nui partiellement aux finances de l’entreprise beauceronne, sans causer des dommages majeurs.

« Il n’y a eu aucune mise à pied. Nos 65 employés ont été conciliants, malgré une diminution des heures travaillées pendant quelques semaines. La COVID était imprévisible. Le plus beau, c’est que des Beaucerons ont découvert notre existence à cause de la pandémie », affirme Serge Lemieux, ajoutant que nul n’est prophète en son pays.

Jean-Pierre Dupuis, chef teinturier depuis 27 ans, ne s’inquiète pas trop des effets de la pandémie sur la compagnie. « C’est une période difficile pour tout le monde. Mon travail est intéressant et demande de la minutie. Ça fait une grosse différence sur le produit fini », indique celui-ci.

Comme plusieurs entreprises en Beauce, Filature Lemieux fait toujours face à une pénurie de main-d’œuvre. « À moyen terme, de nombreux employés expérimentés partiront à la retraite. L’entreprise fait partie de l’histoire de la Beauce et on veut que ça continue », conclut Serge Lemieux.

Fondé en 1906 par Joseph-Albert Lemieux, Filature Lemieux a traversé de nombreuses tempêtes économiques. Depuis 115 ans, la compagnie de Saint-Éphrem a développé plusieurs produits et services, sans abandonner son volet de fabrication du fils de laine pour tricot et tissage.

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1 mois

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