Guy Fluet a donné 59 ans de sa vie au Mouvement Desjardins

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Par Frederic Desjardins
Guy Fluet a donné 59 ans de sa vie au Mouvement Desjardins
Guy Fluet a reçu une plaque honorifique le 15 avril, à l'assemblée générale de la Caisse Desjardins des Sommets de la Beauce. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins)

Peu de gens ont consacré près de six décennies à une entreprise ou organisme. Guy Fluet, de Saint-Victor, a réussi ce coup de chapeau au sein du Mouvement Desjardins.

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Tout a commencé le 25 janvier 1960. Le jour de ses 19 ans, Guy Fluet a été embauché comme commis-caissier à la Caisse populaire de Saint-Victor.

«Après mon cours classique, je suis retourné sur la terre familiale pour aider mon père. En août 1959, on m’a enlevé un rein à cause d’une possible malformation. Le médecin m’a dit que ce serait mieux de me trouver une job de bureau», explique M. Fluet.

La maison familiale étant située sur la route Gosselin, Guy Fluet restait dans une pension au centre du village afin de s’éviter de longs déplacements.

«Je partais le lundi pour revenir le samedi. Ma pension coûtait 10 $ par semaine, alors que j’en gagnais 25 $. Dans ce temps-là, tout se faisait à la mitaine. Pour les prêts, on avait un livre avec les différents taux d’intérêt», se souvient Guy Fluet.

Adapté aux changements

Guy Fluet a commencé sa carrière comme commis-caissier en 1960.

Fondateur de la Caisse populaire de Saint-Victor en 1937, Valaire Paré en a été le gérant jusqu’à son décès. Déjà promu gérant adjoint, Guy Fluet est devenu le nouveau gérant en 1970, la fonction ayant changé plus tard de nom pour directeur général.

Il occupera ce poste jusqu’en 2000. Avec ses employés, Guy Fluet s’est adapté aux changements technologiques liés à l’expansion de Desjardins.

«L’informatique est rentrée en 1974. En plus des ordinateurs et claviers, nos avions des terminaux reliés au siège social. Il y a eu aussi l’arrivée du service intercaisses et du premier guichet automatique», dit Guy Fluet.

Retraite et regroupements

Guy Fluet a pris sa retraite à 59 ans. Intéressé à l’avenir de la coopérative, il a ensuite siégé au conseil d’administration de la Caisse Desjardins des Sommets de la Beauce.

La Caisse populaire de Saint-Victor a été impliquée dans deux regroupements. En 2001, la Caisse Desjardins du Royaume de l’érable rassemblait les succursales de Saint-Victor, Saint-Éphrem et Sainte-Clotilde.

«Le 1er janvier 2009, on a officialisé la fusion avec la Caisse de la Haute-Beauce. Ce n’est pas tout le monde qui voulait embarquer dans cette nouvelle entité. Nous devions le faire pour offrir de meilleurs services spécialisés à nos clients», affirme M. Fluet.

Image prise lors des 50 ans de la Caisse populaire de Saint-Victor, en 1987

D’où vient le nom Sommets de la Beauce ? «Au 50e anniversaire de la Caisse de Saint-Victor (1987), on a sorti un livre-souvenir appelé Vers de nouveaux sommets. J’ai suggéré l’expression et on en a gardé une partie», précise-t-il.

Relève

Guy Fluet a tiré sa révérence le 15 avril 2019, suite à l’assemblée annuelle de la Caisse Desjardins des Sommets de la Beauce. Il a proposé Karine Bolduc, jeune femme de 25 ans, pour prendre sa place sur le conseil.

«Je l’ai convaincu de joindre le programme de la relève. Elle a siégé un an comme observatrice au conseil. J’ai travaillé avec passion et une équipe formidable chez Desjardins, mais il faut laisser la place aux jeunes», mentionne-t-il.

Alors que certains membres déplorent la fermeture de succursales et la diminution des guichets automatiques, Guy Fluet rappelle que cette situation était inévitable.

«Aujourd’hui, les gens font beaucoup de transactions en ligne. Nos décisions ont été prises graduellement avec des statistiques détaillées. Tout a été fait dans les règles de l’art», estime M. Fluet.

 

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