Hommage permanent aux peuples fondateurs de Saint-Théophile

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Par Frederic Desjardins
Hommage permanent aux peuples fondateurs de Saint-Théophile
Claude-Félix Pomerleau (au centre) et Isabel Denommée (à droite) ont créé la sculpture. Ils posent avec Gaétan Létourneau (à gauche), maire de Saint-Théophile. (Photo : L’Éclaireur Progrès – Frédéric Desjardins)

Dans le cadre du projet «Les Arts de la rue» de Culture Beauce, Isabel Denommée et Claude-Félix Pomerleau ont conçu une œuvre en hommage à l’histoire humaine de Saint-Théophile.

À lire aussi : Un cimetière protestant dans la forêt de Saint-Théophile

«Je ne connaissais pas vraiment l’histoire de Saint-Théophile, même si j’y réside depuis 1998. C’est pourquoi j’ai pensé à faire ce projet. Ça a demandé plusieurs recherches. On voulait que l’œuvre soit fidèle à la réalité», explique Mme Denommée.

Fondée en 1886, la municipalité possède des racines abénaquis, acadiennes, anglaises et québécoises. Celles-ci sont représentées par six symboles sur une roue de girafe.

Claude-Félix et Isabel ont monté la sculpture en juin dernier.

Elle a été installée sur un terrain de la rue Principale, face à l’hôtel de ville. La girafe, instrument communément appelé arrache-roches, servait à retirer les pierres dans un champ.

Isabel Denommée a dessiné l’œuvre et les symboles, en plus de peindre ces derniers. Initialement, Claude-Félix Pomerleau pensait fabriquer une roue en métal. En visitant Récupération Ancestrale, à Saint-Côme-Linière, il est tombé sur la roue de girafe et ses dix pieds de diamètre.

«Elle était en bonne condition. Je l’ai restauré avant de fixer des pieux pour l’ancrer au sol. Elle est en chêne. C’est très dur de trouver ça aujourd’hui», précise-t-il, ajoutant que la roue représente ici le temps qui passe.

Significations des symboles

Les Abénaquis ont été les premiers habitants du territoire. Au sommet de la roue, ce peuple est représenté par un carré où cohabitent le soleil, l’eau et la forêt.

À droite ou à gauche (la roue comporte les mêmes symboles sur chaque côté),  l’Acadie se dévoile par son drapeau étoilé et le navire Napoléon III. «C’est dans ce bateau à vapeur que des Acadiens ont voyagé de Natashquan à Lévis, avant de s’établir à Saint-Théophile. Les noms des familles fondatrices sont inscrits sur le bateau», indique Isabel Denommée.

Dans l’autre sens, le drapeau et la croix celtique soulignent le passé irlandais de Saint-Théophile. Il y eut aussi des protestants anglais et écossais, comme le prouvent les nombreuses stèles du cimetière Marlow (voir autre texte).

Dessin original de l’oeuvre

Quant aux armoiries de Saint-Théophile, elles trônent au centre de la grande roue. «Les quatre parties désignent bien le travail de nos fondateurs. La paroisse existe grâce aux pêcheurs, défricheurs, agriculteurs et au travail des femmes», rappelle Mme Denommée.

Au coût de 10 000 $, la sculpture a été construite avec le soutien financier de la MRC Beauce-Sartigan, la Municipalité de Saint-Théophile, Desjardins et d’autres partenaires privés.

Son inauguration officielle aura lieu à la fin septembre, lors des Journées de la culture. «D’ici là, on fera de l’aménagement. On installera une plaque disant ce que représente la sculpture. C’est un beau projet pour Saint-Théophile, à la fois patrimonial et éducatif», affirme le maire Clément Létourneau.

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Michel
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Michel

Je pense qu’il ont oublié quelques aspect du développement économique de St Théophile dont l’exploitation forestière (Domtar)de nombreuses industries dans la transformation du bois et plusieurs acericulteurs