HPQ Silicium se fait rassurant concernant son exploration minière à Saint-Simon

HPQ Silicium se fait rassurant concernant son exploration minière à Saint-Simon

Le président de HPQ Silicium a répondu aux questions des citoyens de Saint-Simon-les-Mines lors d’une séance d’information concernant l’exploration minière de l’entreprise.

Crédit photo : Photo L'Éclaireur-Progrès - Sébastien Roy

Le président de HPQ Silicium, Patrick Levasseur, s’est fait rassurant lors d’une séance d’information le 16 novembre à propos de l’exploration aurifère que l’entreprise mène à Saint-Simon-les-Mines via sa filière Champs d’or en Beauce.

Pour l’occasion, l’homme d’affaires était accompagné du professeur Marc Richer-Laflèche et de Louis-François Rinfret, de l’Institut national de la recherche scientifique.

Pendant près de trois heures, ils ont présenté le projet de la société minière en plus de répondre aux questions de la cinquantaine de citoyens réunis au chalet des loisirs de la municipalité le 16 novembre dernier.

La crainte de plusieurs d’entre eux concerne une éventuelle expropriation advenant le cas que la société minière trouve un gisement suffisamment gros pour être exploitée financièrement. M. Levasseur a évoqué la situation de Malartic, où un citoyen a été exproprié, mais a rappelé que la loi régissant l’industrie minière a changé. «Nous ne sommes pas rendus là, mais nous allons assurément négocier avec les citoyens concernés et l’entente doit être juste», ajoute-t-il, précisant qu’il faut entre 7 et 15 ans pour créer une mine.

Levasseur a soutenu qu’il y avait un intérêt scientifique derrière les recherches. «D’où vient l’or», se questionne-t-il. Il avance que la faille repérée sous Saint-Simon est la même que celle de Saint-Magloire.

Un autre sujet abordé a été celui de l’histoire de la ruée vers l’or de Saint-Simon. Il a affirmé qu’il s’impliquerait pour la faire connaître si la municipalité veut mettre de l’avant cet aspect.

Quant à la phase d’exploration, HPQ Silicium préconise la géophysique, qui consiste à envoyer des ondes électromagnétiques dans le sol à partir d’un grand fil électrique, déterminant la structure géologique du secteur. Elle doit obtenir l’approbation des propriétaires des terrains visés pour la mener. De plus, elle devra les remettre dans le même état qu’ils étaient avant son passage.

Les prochaines phases d’exploration auront lieu près des rangs 6 et Chaussegros, de même qu’en parallèle au ruisseau Giroux. Précisons que la municipalité doit être informée 30 jours avant le début des travaux. Une société distincte sera créée en bourse avec un fonds distinct pour poursuivre l’exploration.