Autoroute 73 : des libéraux dénoncent l’entêtement caquiste

TRANSPORT. Les députés libéraux Monsef Derraji, porte-parole de l’opposition officielle en transport, et André Fortin, en agriculture, se sont déplacés à Saint-Georges le 2 octobre. Le prolongement de l’autoroute 73 est au cœur de leurs préoccupations.

Par communiqué, les deux hommes indiquent avoir pris connaissance « de l’ampleur des dégâts qu’engendrerait le tracé retenu par le ministère des Transports et de la Mobilité durable (MTMD) pour compléter le projet autoroutier jusqu’à la frontière. »

Monsef Derraji et André Fortin ont écouté des citoyens présentant leur solution de rechange, qui permettrait de sauver des terres agricoles et acéricoles. Ils dénoncent l’entêtement et le manque d’écoute de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans ce dossier.

« Fidèle à son habitude, le gouvernement caquiste refuse de consulter et d’entendre les préoccupations justifiées de la population locale. Le tracé proposé par les citoyens sauverait des entreprises familiales agricoles, contrairement au projet insensé de la CAQ qui propose d’éventrer leurs terres », affirme M. Derraji.

« Le prolongement de l’autoroute 73 est essentiel pour la région, mais la CAQ s’entête à le faire dans un tracé qui fait l’unanimité contre lui. Les citoyens ont en main une solution concrète et logique », dit M. Fortin.

Sortie gênante

Samuel Poulin, député de Beauce-Sud, tourne en ridicule les affirmations des deux députés. « C’est une sortie gênante. En partant, ils se sont trompés de 45 km. Ce sera une voie de contournement jusqu’à la sortie de Saint-Georges et non à la frontière [Canada-États-Unis] », rappelle-t-il.

En mai 2024, l’Union des producteurs agricoles (UPA) et l’Association des propriétaires de boisés de la Beauce (APBB) sortaient publiquement pour déplorer le tracé retenu par le MTMD. Samuel Poulin confirme la poursuite des négociations avec ces deux entités et les propriétaires terriens. Le MTMD a rendu publique son étude d’impact sur le prolongement en juin dernier.

« On a de bons échanges présentement. Ça fait sept ans que je m’intéresse au développement de Beauce-Sud. Les libéraux n’ont pas mis les pieds dans la région depuis 2018. Un an avant les prochaines élections, c’est de l’opportunisme désespéré », dit M. Poulin.