Chaudière-Appalaches se prépare à agir

ENVIRONNEMENT. Une visite terrain en Estrie, portant sur la lutte aux nerpruns envahissants, a permis à des acteurs régionaux et des municipalités de Chaudière-Appalaches de se familiariser davantage avec le phénomène.

Cette visite faisait partie d’un projet de formation et de sensibilisation des propriétaires privés organisé par l’Agence de mise en valeur des forêts privées des Appalaches (AMVAP), en collaboration avec le Conseil régional de l’environnement Chaudière-Appalaches (CRECA).

L’Agence de mise en valeur de la forêt privée de l’Estrie (AMFE) a ainsi pu partager son expérience de lutte au nerprun bourdaine devant une trentaine de participants et participantes venus des quatre coins de Chaudière-Appalaches.

Trois stations ont ainsi pu être visitées par les participants des 13 organismes et ministères afin de présenter différentes méthodes de lutte contre l’envahissement des boisés par le nerprun bourdaine. Sur un site notamment, des essais de contrôle ont été réalisés par le Centre d’enseignement et de recherche en foresterie (CERFO) en collaboration avec l’AMFE et le Groupement forestier coopératif St-François. Un bilan de 20 ans de lutte contre le nerprun bourdaine par un producteur forestier a clôturé la journée.

« On a la chance de pouvoir s’inspirer des apprentissages d’une région voisine pour prévenir la propagation des nerpruns envahissants et lutter contre elle. En travaillant ensemble, on maximise nos chances de limiter la présence de cette espèce en Chaudière-Appalaches », estime Josée Breton, directrice générale au CRECA.

« Pour acquérir des informations sur le terrain, il faut sensibiliser les professionnels qui travaillent sur le territoire. L’objectif de la visite était d’amorcer une démarche régionale pour partager nos efforts et nos ressources. Nous rassemblons régulièrement nos partenaires et les ministères pour coordonner les actions régionales en Chaudière-Appalaches et entreprendre le contrôle des colonies », ajoute Jean-Pierre Faucher, ingénieur forestier et directeur à l’AMVAP.

Les nerpruns envahissants représentent un risque économique et écologique majeur pour la région, selon l’Agence. En cas de prolifération, la menace à la régénération des érablières et des essences d’exploitation forestière, de même que de la biodiversité indigène herbacée et arbustive, serait importante.