Fusion Saint-Alfred/Saint-Victor : Le maire Bolduc et ses conseillers à l’écoute

Certains résidents de Saint-Alfred aimeraient fusionner avec une autre municipalité. Jonathan V. Bolduc, maire de Saint-Victor, confirme que lui et ses conseillers restent ouverts à l’idée, mais pas à n’importe quel prix.

« Un mariage, ça se fait à deux. Voyant que des gens dans la population et le conseil de Saint-Alfred démontrent cette ouverture (à la fusion), on est prêt à jaser. Avant d’aller là, la formule de subvention doit être changée », précise le maire. 

Jonathan V. Bolduc fait ici référence au Programme de la taxe sur l’essence et de la contribution au Québec (TECQ). Celui-ci permet aux municipalités de réinvestir dans leurs infrastructures locales, comme l’aqueduc, les égouts et la voirie. 

« Chaque municipalité part avec environ 500 000 $. Ensuite, le montant versé est proportionnel à la population. Si Saint-Alfred et Saint-Victor étaient ensemble, on perdrait l’un de ces 500 000 $. Même en rajoutant leur population, on (Saint-Victor) ne serait pas nécessairement gagnant », affirme M. Bolduc.

Présentement, Saint-Victor s’intéresse davantage aux subventions provinciales liées à des regroupements de services municipaux. 

« Nous faisons déjà des partages avec des municipalités voisines. Récemment, on a fait une demande avec Saint-Éphrem pour un inspecteur commun au lac Fortin. Saint-Alfred a des besoins sur les plans de l’eau potable et des eaux usées. On regarde si nos employés pourraient les aider, mais je ne peux pas initier un mouvement. Ça doit venir du conseil municipal de Saint-Alfred », rappelle Jonathan V. Bolduc.

Pas avant le printemps

À leur dernière réunion du conseil municipal, le mardi 16 janvier, les élus de Saint-Alfred étaient divisés sur une étude de regroupement municipal. Le maire Jean-Roch Veilleux et le conseiller Gilles Perreault ont voté le report des discussions à une date ultérieure. Les conseillers Dave Bolduc et Chantal Rodrigue avaient choisi d’en parler le soir même, mais l’égalité des votes rendait la proposition caduque.

« Dans le temps où je n’étais pas maire (avant 2005), ça parlait déjà de fusion. L’étude est de savoir si c’est faisable et rentable pour la municipalité. On a lancé l’idée de l’étude il y a deux ou trois mois, mais je ne veux prendre aucune décision tant qu’on n’aura pas une table pleine au conseil », a dit le maire Jean-Roch Veilleux après la réunion du 16 janvier.

Trois postes demeurent vacants au conseil municipal. Lucie Rodrigue est décédée le 1er décembre 2023. Pascal Maheux a démissionné le 11 décembre. Le poste de Line Lachapelle est devenu vacant après trois absences consécutives. Aucune date d’élection n’avait été fixée au moment d’écrire ces lignes.