LA CHRONIQUE DE FRÉDÉRIC : Frustration continue à l’égard des services publics

On dit que les paroles s’envolent, mais les écrits restent. Les archives journalistiques nous rappellent à l’ordre sur l’insatisfaction continue envers les services publics.

Présentement, libéraux fédéraux et caquistes à Québec reçoivent les salves dévastatrices des critiques citoyennes et médiatiques. Santé, services sociaux, éducation, routes, infrastructures, logements sociaux… rien n’est épargné par la grogne populaire.

Qu’on remonte à cinq, dix, vingt, trente ou quarante ans, la même ritournelle revient hanter nos journées. Services manquants, dépassements de coûts, gestion incompétente… que le parti politique soit bleu, rouge, à droite, à gauche, c’est bonnet blanc et blanc bonnet. 

Quand ça touche le secteur public, il y a forcément des problèmes. Le scandale de la SAAQ n’en est qu’un triste exemple. Aucune entreprise privée, digne de ce nom, n’aurait laissé passer cette ignominie sous peur d’une faillite potentielle. 

En même temps, le privé ne rend des comptes qu’à lui-même. Tu n’aimes pas la politique de l’entreprise ? Débarrasse le plancher ! À l’opposé, le travail public représente l’art du consensus populaire. Mission qui restera impossible, car les humains ne s’entendront jamais entièrement sur un projet commun.   

Petit conseil de la semaine : Aucun parti politique ne réglera les crises affectant nos services publics. Si ça se pouvait, on l’aurait déjà fait. Demeurons simplement des chiens de garde afin d’éviter les débordements trop intenses.