Jour du Souvenir : Besoin de vivre dans l’action en aidant ses prochains

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Par Frederic Desjardins
Jour du Souvenir : Besoin de vivre dans l’action en aidant ses prochains
Dans les années 1990 et 2000, Bruno Turcotte a participé à des missions en Bosnie, en Haïti et en Afghanistan. (Photo : gracieuseté – Yvon Thibodeau)

Membre des Forces canadiennes de 1976 à 2014, Bruno Turcotte a connu un parcours professionnel diversifié, comprenant notamment des missions à l’étranger.

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Bruno Turcotte a passé sa jeunesse à Alma, au Lac-Saint-Jean, avant de faire des études collégiales au Séminaire de Saint-Georges, ville d’origine de son père. Aux deux endroits, il était membre des Cadets de Terre.

« En 1976, je suis devenu réserviste au Régiment de la Chaudière. Deux ans plus tard, on m’a envoyé en Allemagne pour quatre mois, à la base militaire de Lahr. Dans l’infanterie, je me suis entraîné avec 5 000 soldats canadiens », se souvient M. Turcotte.

Livreur au Motel Charles à Saint-Georges, Bruno Turcotte décide de quitter la vie civile en juin 1981. Devenu membre à temps plein des Forces canadiennes, au sein du Royal 22e Régiment, il vivra d’abord en Allemagne de 1982 à 1987, toujours à la base de Lahr.

« Ma femme m’avait suivi là-bas, avec nos deux jeunes enfants. On faisait beaucoup de sport. Les meilleurs athlètes de toutes les Forces canadiennes vivaient sur cette base. Pour les opérations de l’armée, on collaborait parfois avec les bases américaines », dit Bruno Turcotte.

Visions d’horreur

En 1987, Bruno Turcotte et sa famille s’installent sur la base de Valcartier. Enseignant à l’école de combat et adjudant au Quartier général et Escadron des transmissions (QGET), Bruno Turcotte a aussi pris part à des missions étrangères en Bosnie-Herzégovine, en Haïti et en Afghanistan.

« En Bosnie (1992), j’étais avec les Casques bleus. On maintenait la paix entre les Serbes et les Croates. En faisant le tour des villages, on pouvait se faire tirer dessus. Des soldats ont trouvé ça dur. J’allais leur parler et les écouter », explique M. Turcotte.

En sol haïtien (1996), le Canada et d’autres pays avaient déployé des troupes à la demande de l’ONU pour réformer les forces militaires et créer un service de police indépendant.

« Tous les jours, on croisait la mort quelque part. Ça a été mieux dans ma deuxième mission en Bosnie (1999-2000), où l’on voyait une belle reconstruction du pays durant nos patrouilles », mentionne Bruno Turcotte.

Pendant ses sept mois en Afghanistan (2004), ce dernier a souvent relevé le moral des troupes. « J’avais créé un groupe de musique dans le Camp Warehouse, où se trouvaient des soldats de 24 pays. Dans une guerre asymétrique, avec des kamikazes et tirs d’obus, ça prenait des moments de détente », confirme-t-il.

Fin de carrière et relève familiale

Bruno Turcotte a complété sa carrière à la base militaire de Saint-Jean-sur-Richelieu. De 2006 à 2014, comme adjudant-maître, il a travaillé à la structure des hébergements sur la base, en plus de devenir le bras droit du commandant.

« Avec plus de 7 000 recrues par année sur la base, ça faisait beaucoup de choses à gérer. Aider à la formation d’une relève, c’est une belle fin de carrière », dit celui-ci.

Prenant sa retraite en 2014, Bruno Turcotte s’est installé à Saint-Georges. Son fils David, 41 ans, suit ses traces. Sergent-mécanicien, il demeure sur la base de soutien de la 3e Division du Canada, à Edmonton, en Alberta.

« Il s’est enrôlé quand je suis revenu d’Haïti. On ne pensait jamais qu’il ferait ça. David a déjà 24 ans de service dans l’armée. C’est un maudit bon garçon », conclut Bruno Turcotte.

Campagne du coquelicot

La Filiale 249 La Beauce, de la Légion royale canadienne, n’a pas tenu sa Campagne du coquelicot en présentiel cette année.

« C’était impossible à cause de la COVID-19. En moyenne, on amassait de 12 000 à 13 000 $. Ça nous permettait de donner des fonds à plusieurs organismes, comme la Maison Catherine de Longpré, la Croisée des chemins et les différents corps de cadets », dit Bruno Turcotte, deuxième vice-président et responsable de l’adhésion.

Même si l’organisme devrait recevoir de l’argent des gouvernements provincial et fédéral, ainsi que de partenaires privés, le public peut faire un don auprès de La Filiale 249 La Beauce.

Pour plus de renseignements, visitez la page Facebook F249 légion royale canadienne ou contactez Bruno Turcotte au 418 221-8229.

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