La SQ sortira sur les routes durant le temps des fêtes

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Par Sébastien Roy
La SQ sortira sur les routes durant le temps des fêtes
Un total de 14 barrages routiers ont été menés sur le territoire du centre de services de Saint-Georges de la Sûreté du Québec. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy)

Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) sont sortis sur les routes en grand nombre le 12 décembre alors que les occasions de célébrer sont de plus en plus nombreuses à l’approche du temps des fêtes.

Ceux-ci ont multiplié les barrages routiers au cours de la soirée pour faire la prévention de la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue.  Dès 18h30, des agents se trouvaient sur la 118e Rue, entre la 1re Avenue et la promenade Redmond.

«Il s’agit d’un barrage de visibilité. Nous remettons aux automobilistes un dépliant pour les orienter et faire prendre connaissance des nouvelles lois aux automobilistes», précise le directeur du centre de services de Saint-Georges, Daniel Desmarais.

Les automobilistes interrogés se sont tous montrés en faveur de l’augmentation du nombre de barrages routiers pendant le temps des fêtes. «C’est une bonne chose. Les gens consomment davantage à cette période. Il faut être responsable et utiliser un service de raccompagnement comme un taxi», affirme l’un d’eux.

Un barrage a également eu lieu sur la route 173 à Beauceville, tout près de la SPA. «C’est sûr que c’est stressant d’être intercepté même si on n’a rien fait, mais cela augmente la sécurité sur les routes et cela peut permettre d’éliminer l’alcool au volant, alors c’est une bonne chose», approuve un deuxième conducteur.

Les policiers demandaient aux automobilistes S’ils avaient consommé de l’alcool.

En tout, il y a eu 14 contrôles routiers sur le territoire du centre de services de Saint-Georges. Douze automobilistes ont eu à fournir un échantillon d’haleine, mais aucun d’entre eux n’a excédé la limite permise selon les informations de la porte-parole de la SQ, Ann Mathieu.

Un conducteur qui se fait prendre derrière le volant alors qu’il a les facultés affaiblies, que ce soit par l’alcool, la drogue ou les médicaments encourt plusieurs conséquences. «Notre permis est suspendu. On peut aussi causer des accidents et tuer des gens», mentionnent de jeunes adultes, qui se sont aussi dits au courant qu’ils étaient toujours soumis à la tolérance zéro puisqu’ils ont moins de 22 ans.

De plus, un contrevenant recevra une amende minimale de 1000 $. Son permis de conduire ou son droit d’en obtenir un sera suspendu, son véhicule sera saisi et remisé. Il peut également y avoir une peine d’emprisonnement dans certains cas.

Un fléau

C’est d’ailleurs sous le thème: «Vous sortez ? Nous aussi» que les corps policiers du Québec ont lancé leur opération nationale concertée visant la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool ou la drogue, qui se déroule jusqu’au 2 janvier.

«En 2018, plus 5700 personnes ont été arrêtées pour la conduite avec les facultés affaiblies sur le territoire de la Sûreté du Québec. C’est beaucoup», commente le sergent de la SQ du centre de services de Saint-Georges, Mario Thiboutot, ajoutant que 960 conducteurs ont été arrêtés uniquement lors de l’opération de l’année dernière.

Rappelons que les policiers disposent depuis le 18 novembre du droit de demander à un automobiliste de souffler dans l’appareil de détection à tout moment, alors qu’il fallait un motif raisonnable auparavant.

Drogue au volant

Un peu plus d’un an après la légalisation du cannabis, les policiers de la SQ sont tous formés pour en reconnaître les effets. «Nous sommes tous en mesure de faire faire des tests de coordination. De plus, nous avons un agent évaluateur au centre de services qui s’occupe de faire passer les tests majeurs qui mènent à un résultat», indique M. Desmarais.

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