La troupe de l’Épisode revisite une pièce du terroir

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Par Frederic Desjardins
La troupe de l’Épisode revisite une pièce du terroir
Ludger Morin est un grand charmeur auprès des dames, même si son cœur appartient à la belle Flavie. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins)

Les membres de la troupe de l’Épisode, du Cégep Beauce-Appalaches, ont présenté la pièce Le grand retour de Ludger Morin le 28 février à la Salle Alphonse-Desjardins.

Écrite et mise en scène par Harold Gilbert, la production de 21 comédiens a déjà été montée par une troupe adulte (Théâtre-des-Hauts-de-Forme) en 2011. La distribution était composée entièrement de jeunes, un défi ayant nécessité des ajustements pour définir en maquillage et costumes les personnages plus âgés.

«Le texte a été remanié. Certains personnages se sont ajoutés et d’autres sont disparus, mais l’histoire est restée la même. L’idée de présenter une pièce d’époque me permettait de faire connaître aux milléniaux des us et coutumes, ainsi qu’une parlure inconnue pour eux», dit Harold Gilbert.

Synopsis

Adélard Morin vient de mourir accidentellement au moulin du village de la Roche Brûlée. Les habitants se rassemblent chez lui afin de veiller sa dépouille.

Au même moment, Ludger Morin revient dans le village beauceron. Bûcheron ayant la réputation d’aimer la vie, l’alcool et les femmes, il bouleversera l’univers de la Roche Brûlée et ses habitants.

Son arrivée ravive des blessures chez certains habitants. Malgré son amour pour la belle Flavie, Ludger devra faire un choix déchirant contre une communauté divisée envers les bons et mauvais côtés de l’homme. Mais dans le fond, tout le monde possède des squelettes dans son placard…

Critique

À l’aise sur scène dans ce concept placé au début du 20e siècle, les comédiens ont eu chacun leur moment pour briller sous les projecteurs.

Théodore Paquet (Ludger Morin), Laurie Poulin (Flavie Laverdière), Lorry-Ann Doyon (Noëlla Morin), David Quirion (Hormidas Rancourt) et Valérie Poulin-Gonthier (La Gadouche) se sont démarqués par leurs excellentes interprétations. Notons aussi la présence de Claudia Tanguay, violoniste, et ses airs doux entre les scènes.

Au-delà des décors et habillements d’antan, le parler beauceron a séduit les spectateurs, rappelant des expressions utilisées par leurs parents et grands-parents. Les fameux «dje» et «dji» résonnaient dans nos oreilles… à notre grand plaisir !

La pièce sera présentée à nouveau le samedi 2 mars à 19h30. Les billets sont en vente à 10 $ pour les adultes et 7 $ pour les étudiants, au local C-159 du Cégep Beauce-Appalaches et à la Librairie Sélect de Saint-Georges. Ils seront également disponibles à l’entrée, le soir de la représentation.

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