L’avenir des médias: un sujet d’importance pour Samuel Poulin

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Par Sébastien Roy
L’avenir des médias: un sujet d’importance pour Samuel Poulin
Le député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, fait partie des membres de la commission parlementaire sur la crise des médias. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Andréanne Huot)

Le député de Beauce-Sud, Samuel Poulin, a eu un rôle actif au sein de la commission parlementaire de la culture et des communications sur l’avenir des médias, qui a eu lieu du 26 au 30 août à l’Assemblée nationale, à Québec.

Il s’agit d’un sujet important pour le Beauceron, qui a déjà travaillé en tant qu’animateur radio, journaliste et rédacteur par le passé. «Je crois fermement aux médias, à l’information régionale. Pour moi, l’information est vitale, que ce soit le journal, la radio ou la télé», mentionne-t-il.

Pendant cinq jours, les membres de la commission ont entendu et questionné les nombreux intervenants du monde médiatique. «Nous avons échangé avec eux pour essayer de trouver des solutions pour la pérennité des médias», ajoute-t-il, précisant que deux autres journées de rencontres sont prévues en Abitibi et au Bas-Saint-Laurent.

Lors de ses interventions, M. Poulin gardait toujours deux principes en tête: l’équité et la durabilité. «On va aller chercher une forme d’équité dans l’aide qu’on donne aux médias. […] On se doit d’assurer une certaine pérennité. Dans certains cas, il faudra peut-être revoir le modèle d’affaires afin qu’il y ait une pérennité, mais il faut que l’accessibilité à l’information pour tous les groupes d’âge et tous les profils socio-économiques puisse se faire», mentionne-t-il.

Pistes de solutions

L’une des solutions souvent proposées par les différents groupes est d’imposer une taxe aux géants du web que sont Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft (GAFAM).

À ce sujet, le gouvernement provincial préfère attendre le rapport de l’Organisation de coopération et de développement économiques, dont la sortie est prévue en 2020, avant de prendre une décision.

D’un point de vue personnel, M. Poulin estime que la taxation du GAFAM n’est pas la seule solution. «Les agences de publicité doivent faire des efforts supplémentaires pour se tourner vers les médias traditionnels. […] Le gouvernement et les sociétés d’État doivent faire une meilleure réflexion de la façon dont ils investissent les sommes publicitaires», dit-il en suggérant aux commerçants locaux d’encourager les médias régionaux.

Le député beauceron croit également qu’il faudra encourager le virage numérique, sans pour autant abandonner le papier. «Le journal papier a toujours sa place. Il rejoint énormément de gens en Beauce, mais aussi dans les régions du Québec. Je crois également au Publisac comme mode de distribution», lance-t-il.

Ce dernier ajoute que le défi est également de convaincre les jeunes de consommer de l’actualité et de la culture québécoises. «Il faut réfléchir à la façon dont on parle à nos jeunes du Québec et qu’eux se sentent extrêmement concernés», poursuit M. Poulin.

Il estime par ailleurs que la crise des médias que l’on vit remonte à une quinzaine d’années et que le Parti libéral du Québec, alors au pouvoir, a ignoré la situation. «Si la crise des médias existe, c’est parce qu’il y a un ancien gouvernement libéral qui ne s’en est pas occupé», déclare-t-il.

«Mais demain matin, je veux qu’en Beauce, on puisse demeurer informer et qu’on puisse avoir plusieurs sources d’informations. J’y crois foncièrement», ajoute-t-il.

Campagne électorale

:Par ailleurs, Samuel Poulin a annoncé qu’il demeurerait neutre au cours de la campagne électorale fédérale, affirmant qu’il ne s’agit pas de son rôle de prendre position en faveur d’un candidat ou un parti en particulier. «Je suis le député de toutes et de tous», lance-t-il.

 

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