Le 9-1-1 n’est pas submergé par les appels « COVID-19 »

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Par Frederic Desjardins
Le 9-1-1 n’est pas submergé par les appels « COVID-19 »
Les répartiteurs sont présents 24 heures par jour, sept jours sur sept. (Photo : gracieuseté)

Chaque année, les répartiteurs de CAUCA reçoivent et trient plus de 400 000 appels. Un très faible nombre d’entre eux étaient liés à la pandémie.

« Du 7 avril au 31 décembre 2020, 0,6 % des appels étaient des dénonciations de gens qui ne respectaient pas les mesures sanitaires. Un autre 0,2 % des appelants souhaitaient avoir plus de renseignements sur la ligne info du COVID-19 (gouvernement provincial) », explique Jacynthe Poulin, directrice des opérations.

Les répartiteurs n’ont pas fait face à des appels inutiles ou bizarres plus qu’à l’habitude. En raison des mesures sanitaires, la centrale a aussi constaté une diminution des demandes dans certains secteurs, comme les scènes d’accidents et blessures sportives.

« À cause de la pandémie, nous avons revu notre questionnaire en ajoutant des questions sur la santé. On s’ajuste selon les différentes phases de la pandémie. Ça nous permet de mieux cibler les priorités et d’acheminer les appels au bon endroit. Les intervenants en urgence peuvent mieux se préparer », mentionne Mme Poulin.

Sécurité des employés

Jacynthe Poulin, directrice des opérations.

Considéré comme un service essentiel, CAUCA a ajusté ses bureaux afin que les répartiteurs vaquent à leurs occupations en toute sécurité.

« Le télétravail était impossible à cause de nos nombreux équipements. À Saint-Georges, nous avons séparé les répartiteurs entre notre centrale principale et notre centrale de relève. Les employés portent un masque, sauf à leur poste de travail », indique Jacynthe Poulin.

Malgré les nouvelles mesures sanitaires annoncées par le gouvernement, dont le couvre-feu, celle-ci ne croit pas à une forte augmentation des appels dans les prochaines semaines.

« Nous rappelons toutefois aux gens que le 9-1-1 sert aux urgences, quand la santé de quelqu’un est en péril. Pour des plaintes touchant la loi (police), il est possible de signaler le 310-4141 ou *4141 », dit Mme Poulin.

Elle ajoute que les répartiteurs comprennent le stress vécu par les citoyens en cette période exceptionnelle. « La pandémie touche tout le monde, y compris nos employés. Ils sont empathiques et se soutiennent mutuellement. Il y a un bel esprit d’équipe », conclut Jacynthe Poulin.

Pour en savoir plus sur les services de CAUCA, visitez cauca.ca.

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