Le lac des Abénaquis se porte mieux

Par superadmin
Le lac des Abénaquis se porte mieux
Pierre Morin

La lutte au myriophylle à épi dans le lac des Abénaquis à Sainte-Aurélie démontre des signes encourageants. En 2017, le travail acharné des bénévoles, de l’Association des riverains du lac des Abénaquis (ARLA) et celui de la municipalité portent davantage ses fruits depuis l’aide technique du Cégep de Limoilou.

L’an dernier, Sainte-Aurélie a déclaré la guerre à cette plante aquatique envahissante. Depuis cet été, elle dispose d’une arme supplémentaire soit un prototype conçu par des étudiants de la Technique de génie mécanique du Cégep Limoilou. L’instigateur de ce projet est Pierre Morin, enseignant à cette institution et riverain du lac.
«Les bénévoles sont très satisfaits des équipements conçus par les élèves du Cégep de Limoilou», a commenté Claire Maranda, présidente de l’ARLA.

Une lutte plus efficace

Le nouveau prototype en question permet de faciliter la vie des plongeurs qui procèdent à l’arrachage manuel de cette plante envahissante dans le lac. Auparavant, les plongeurs devaient remonter à la surface les plants à l’aide d’un sac de plastique, qui devenait lourd en raison de la boue. Le nouvel équipement permet l’aspiration de la plante sur une plate-forme (quai flottant) et le rejet de l’eau et des sédiments dans le lac.

«Après quelques ajustements, il est maintenant possible d’enlever une plus grande quantité de myriophylles plus rapidement qu’avant. C’est un franc succès. De plus, les commodités de la plate-forme de travail facilitent l’installation des toiles», précise Stéphane Hétu, directeur général de la municipalité de Sainte-Aurélie.

Les toiles, dont fait référence ce dernier, sont en fibre de verre. Installées en rotation au fond du lac à raison de deux périodes de huit semaines pendant l’été, elles permettent d’éliminer plus efficacement les herbiers denses de myriophylle à épi.

L’ARLA a pu acquérir ces équipements et mener son projet pour conserver la santé du lac des Abénaquis grâce à une aide de 95 670 $ d’Environnement Canada, annoncée l’an dernier. Elle bénéficie aussi du soutien financier et technique de la municipalité qui souhaite conserver son lac en santé. D’ailleurs, cette initiative du Cégep de Limoilou a nécessité un investissement de la municipalité de près de 7000 $.

Outre l’instigateur du projet, M. Morin, mentionnons que François Vachon, Antoine Rousseau et Alexandre Lévesque sont les élèves ayant travaillé sur le prototype alors que Jean Bouchard était l’enseignant titulaire.

Plus optimiste que jamais

D’ici la fin de 2018, l’ARLA et la municipalité souhaitent éradiquer plus de 85 % des myriophylles à épi qui sont apparents dans le lac des Abénaquis depuis 2013. Ce travail de longue haleine pourrait s’échelonner sur plusieurs autres années. «Nous ne savons pas si nous allons être en mesure de l’éradiquer complètement, mais au moins nous voulons minimiser son impact», commente M. Hétu.

Cet été, l’ARLA a aussi pu embaucher deux employés, l’un via Emploi Canada, et l’autre par la subvention fédérale, pour coordonner le projet d’élimination intensive du myriophylle.

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