«Le malade imaginaire» mettra de l’avant la relation entre le théâtre et le cinéma

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Par Amélie Carrier
«Le malade imaginaire» mettra de l’avant la relation entre le théâtre et le cinéma
Argan, malade imaginaire (à droite), est interprété par René Migliaccio, aussi metteur en scène de la pièce. (Photo : Gracieuseté)

La pièce de théâtre de Molière intitulée Le malade imaginaire sera à l’affiche de la salle Alphonse-Desjardins du Cégep Beauce-Appalaches (CBA) le jeudi 21 mars prochain, dès 19h30. L’événement est rendu possible grâce à une collaboration des Amants de la Scène avec le département d’Arts et lettres de cet établissement collégial.

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Présentée par la troupe Compagnie de la Lettre 5 et mise en scène par René Migliaccio, aussi interprète du personnage principal de l’œuvre, cette pièce de théâtre réunissant un total de sept comédiens plongera le public de Saint-Georges dans l’univers d’un père de famille hypocondriaque.

«Le malade imaginaire, Argan, aimerait avoir un docteur en permanence à ses côtés. C’est la raison pour laquelle il souhaite que sa fille, Angélique, épouse le fils de son médecin préféré. Au fil de l’histoire, cette dernière gagnera son point et réussira finalement à se marier avec l’homme qu’elle aime réellement», explique M. Migliaccio.

Notons que la pièce, qui se veut «très accessible», saura plaire aux 11 à 77 ans.

Des personnages hauts en couleurs

Dans le but de se différencier de la version originale de cette œuvre classique, le metteur en scène s’est inspiré de la commedia dell’arte, un genre de théâtre populaire italien qui met en vedette des personnages «hauts en couleurs, masqués et non masqués, qui sont dotés d’une physicalité comique et poétique».

«Les professionnels qui s’occupent du malade, notamment les médecins, le notaire et l’apothicaire, sont maquillés en blanc, ce qui leur permet entre autres de jouer plusieurs rôles au cours de la soirée. Les membres de sa famille se trouvent quant à eux dans une bande à part et restent donc au naturel», ajoute le principal intéressé.

Notons que la langue de Molière s’avère d’ailleurs un élément-clé de la représentation. «Il s’agit d’une langue superbement écrite, poétique, politique et socialement revendicatrice, mise en valeur par un style de jeu original et précis physiquement – le réalisme expressionniste – où les mots sont l’expérience du corps et de la voix de l’acteur», précise-t-il.

Le multimédia à l’honneur

En plus de réduire les éléments de scénographie à leur minimum, René Migliaccio a décidé de mettre l’accent sur la relation qui existe entre le théâtre et le cinéma avec cette pièce.

«Une caméra cachée est installée sur le front d’Argan, dans son turban, et son point de vue est projeté sur un grand écran derrière lui. De cette façon, les spectateurs ont l’occasion de voir le monde à travers les yeux du protagoniste», conclut-il.

Les billets pour cet événement sont présentement en vente, au coût de 10 $, à la billetterie des Amants de la Scène, par téléphone au 418-228-2455 ou encore sur le site Web du diffuseur. De leur côté, les étudiants du CBA devront débourser 7 $ pour y assister.

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