Le manque de main-d’oeuvre frappe aussi en tourisme

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Par Frederic Desjardins
Le manque de main-d’oeuvre frappe aussi en tourisme
Les postes à pourvoir sont surtout reliés aux secteurs de la restauration et de l’hébergement. (Photo : Stéphanie Allard – Tourisme Chaudière-Appalaches)

Alors que l’été arrive à grands pas, plusieurs postes seront à pourvoir dans l’industrie touristique. Ce domaine n’échappe pas à la tendance actuelle de la pénurie de main-d’œuvre.

Selon l’Alliance de l’industrie touristique du Québec (AITQ), Chaudière-Appalaches fait partie des régions les plus touchées par ce phénomène. Au moins 720 postes seront disponibles chez différentes entreprises liées directement et indirectement à ce secteur.

«La demande est toujours plus forte en saison estivale. Le tourisme est un secteur en croissance dans l’économie. Par contre, notre région possède un taux de chômage très bas. Plusieurs secteurs professionnels se livrent déjà une compétition pour aller chercher des employés», rappelle Richard Moreau, directeur général de Tourisme Chaudière-Appalaches.

La pénurie touche les milieux de la restauration et de l’hébergement, mais aussi ceux des loisirs et du divertissement. Les postulants pour les emplois d’aide-cuisinier, cuisinier, préposé à l’entretien (ménager, sites, sentiers, bâtiments), préposé à l’accueil, ainsi que les sauveteurs, moniteurs et animateurs sont particulièrement recherchés.

«Nous comptions beaucoup sur les étudiants, mais on est dans un creux démographique au niveau des cégépiens et universitaires. Les jeunes retraités représentent une excellente option. En plus de connaître la région, ils possèdent beaucoup de connaissances et compétences», dit M. Moreau.

Opération séduction

Afin de pallier le manque de main-d’œuvre, l’AITQ a lancé la campagne Mon emploi en tourisme. Au-delà d’informer les internautes des emplois disponibles, celle-ci présente des données et faits sur le tourisme pour inciter des travailleurs à choisir ce domaine professionnel.

«Avec 400 appellations d’emplois répartis dans cinq secteurs d’activités (hébergement, restauration, loisirs et divertissement, services de voyage et transport de personnes), l’industrie se démarque par la variété de postes à combler. Travailler en tourisme, c’est une occasion unique d’échanger avec des gens de partout et profiter du confort de sa région, tout en participant à son développement et rayonnement», estime Lucie Charland, présidente du conseil québécois des ressources humaines en tourisme (CQRHT).

Pour en savoir plus, visitez le site Mon emploi en tourisme.

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