Les auxiliaires se donnent des outils lors de leur congrès annuel

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Par Sébastien Roy
Les auxiliaires se donnent des outils lors de leur congrès annuel
La porte-parole de l’AAFSQ, Nathalie Bourque, la représentante de Chaudière-Appalaches pour l’AAFSQ, Marie-Josée Santerre, le propriétaire de la Clinique Atlas, Mickaël Plante en compagnie de Julie Malenfant et Noëlline Maheu, qui travaillent aux CLSC de Saint-Gédéon et de Saint-Prosper. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Sébastien Roy)

L’Association des auxiliaires familiales et sociales du Québec (AAFSQ) a tenu son congrès annuel les 7 et 8 novembre à Saint-Georges.

En plus de tenir son assemblée générale annuelle (AGA), cet événement permet aussi d’offrir des activités de formation pour les auxiliaires présents. Le thème choisi pour cette 45e édition est les soins palliatifs. «Le but est de donner plus d’outils aux auxiliaires pour accompagner les personnes en fin de vie», explique la porte-parole de l’AAFSQ, Nathalie Bourque.

Les quelque 70 participants ont assisté à une conférence donnée par une femme qui a perdu sa fille. «Elle nous a parlé des services d’auxiliaires qu’elle a reçus à la maison et qui l’ont aidée énormément dans cette épreuve», décrit Mme Bourque.

De plus, le massothérapeute et propriétaire de la Clinique Atlas, Mickaël Plante, a présenté un atelier de massage. «Les soins palliatifs sont des soins de confort. Il faut savoir comment les soulager. On ne fait pas un massage à une personne en fin de vie de la même façon qu’à une personne en santé», explique-t-elle.

L’événement annuel est aussi un moyen pour les auxiliaires de discuter entre eux et de se ressourcer. «Cela nous reconnecte avec notre métier. Quand nous partons à la fin, nous sommes regonflés. Nous sommes prêts à continuer même si nous sommes découragés dans le réseau de la santé. Nous avons subi de durs coups sous le gouvernement Couillard, alors c’est bon de pouvoir se réunir ensemble», ajoute Mme Bourque.

AGA

L’assemblée générale, tenue le 7 novembre en avant-midi, a permis aux membres de discuter des principaux enjeux de l’AAFSQ pour la prochaine année.

L’Association demande que les services offerts pour les soins à domicile soient repersonnalisés et réhumanisés. «Ce que nous voulons, c’est que la ministre [de la Santé, Danielle McCann] fasse ce qu’elle nous a dit, qu’elle revienne en arrière en repersonnalisant les services», indique Mme Bourque, qui a rencontré Mme McCann à cet effet.

L’AASFQ souhaite aussi que le gouvernement réinvestisse dans les Centres locaux de services communautaires (CLSC). «C’est ce que le gouvernement actuel doit faire pour optimiser les CLSC», estime-t-elle.

Un autre point qui a été discuté est le règlement des plaintes en équité salariale qui datent de 2011. «Plusieurs métiers ont été réévalués et ont reçu un gros chèque du gouvernement, mais nous attendons toujours. Sans rien enlever aux préposés aux bénéficiaires, nous gagnons le même salaire qu’eux, alors que nos responsabilités ont grandement augmenté», affirme Mme Bourque.

Auparavant les tâches des auxiliaires, qui s’occupent des soins à domicile dans le réseau public de la santé, étaient principalement la cuisine, le ménage et quelques services d’hygiène.

Aujourd’hui, ils accomplissent également plusieurs actes délégués infirmiers, comme des cathéterisme, des curages rectaux ou des soins de trachéostomie. «Les cas sont devenus très lourds, alors que nous continuons de travailler seuls», conclut Mme Bourque.

 

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