Les baptêmes, mariages et décès de Beauceville maintenant répertoriés jusqu’en 1765

Les baptêmes, mariages et décès de Beauceville maintenant répertoriés jusqu’en 1765
Réal Giguère, à l'avant (chandail gris), président du Club de généalogie de Sainte-Marie, est entouré des bénévoles qui ont participé à la réalisation du projet.

C’est dans le cadre de la 7e édition de la Semaine nationale de la généalogie, qui se déroule du 17 au 24 novembre, que le répertoire des baptêmes, des mariages, des décès et des sépultures de la municipalité de Beauceville a été lancé le dimanche 18 novembre, à la bibliothèque Madeleine-Doyon.

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L’ouvrage divisé en trois tomes a été réalisé par une équipe de bénévoles du Club mariverain de généalogie et de la Société de généalogie de la Beauce, en collaboration avec Patrimoine Beauceville et la Ville de Beauceville. Cinq années de travail ont été nécessaires à la concrétisation du projet.

«Ces répertoires représentent l’histoire patrimoniale de notre région, à travers ceux et celles qui sont arrivés sur nos terres beauceronnes il y a environ 200 ans. La plupart d’entre eux sont nés ici, y ont vécu toute leur vie et reposent maintenant dans nos cimetières», soutient Réal Giguère, président du Club de généalogie de Sainte-Marie.

Ce sont 47 088 données, classées par ordre alphabétique du nom de famille ou par le nom de la mère, qui faciliteront les recherches des citoyens sur leurs ancêtres.

Les répertoires des mariages, des décès et des sépultures s’étendent de 1767 à 2017.

Il y a au total 22 013 inscriptions pour les baptêmes (1765 à 1940) et 12 382 pour les mariages (1767 à 1991), tandis qu’on compte 9156 entrées pour les décès et les sépultures (1765 à 1940), ainsi que 3537 données pour les décès de 1941 à 2017.

Quelques embûches

En plus d’avoir dû déchiffrer des informations parfois illisibles pour arriver à créer le collectif, M. Giguère affirme avoir rencontré quelques difficultés quant à l’accès aux données des 78 dernières années.

«À la suite de récentes lois établies par le gouvernement et l’Archevêché, les informations de 1940 à 2018 ne sont plus disponibles comme on le voudrait. C’est d’ailleurs pourquoi les baptêmes n’ont pas pu être répertoriés jusqu’à aujourd’hui», explique celui qui, en tentant d’obtenir les données manquantes à ses recherches, s’est vu refuser l’accès aux feuillets paroissiaux par le presbytère.

Les inscriptions se retrouvant dans la deuxième partie du tome sur les mariages, de 1941 à 1991, sont quant à eux le fruit d’un accord conclu avec la Société de généalogie de Québec (mariages du comté de Beauce).

Réal Giguère, président du Club de généalogie de Sainte-Marie.

En ce qui concerne les décès et les sépultures, ce sont des bénévoles de Saint-Georges qui ont photographié les pierres tombales au cimetière, afin que les principaux intéressés puissent ensuite faire la lecture de ces monuments. Pour la période comprise entre 2008 et 2018, ces derniers ont consulté les sites Web des maisons funéraires pour arriver à leurs fins.

«Les Beaucevillois qui n’ont pas d’épitaphes ou ceux dont l’inscription n’a pas été complétée sur Internet ne se retrouvent pas dans nos ouvrages. Il faut donc souligner que les informations ne sont que partielles à partir de 1940», conclut Réal Giguère.

Notons que les trois volumes sont actuellement disponibles pour consultation à la bibliothèque municipale de Beauceville. Il est également possible de s’en procurer au coût de 30 $ (mariages, décès et sépultures) ou de 40 $ (baptêmes).

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