Les Champs d’or en Beauce mènent des travaux d’exploration à Saint-Simon

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Par Sébastien Roy
Les Champs d’or en Beauce mènent des travaux d’exploration à Saint-Simon
Les Champs d'or en Beauce ont commencé des travaux d'exploration à Saint-Simon-les-Mines (Photo : Gracieuseté)

Les Champs d’or en Beauce ont annoncé avoir commencé des travaux d’exploration à Saint-Simon-les-Mines, là où des failles géophysiques avaient été repérées dans les dernières années.

L’objectif de la société demeure le même: repérer la source de l’or placérien trouvé aux XIXe et XXe siècles.

Au cours de l’été, l’entreprise explorera le territoire de la vallée de la rivière Gilbert. C’est à cet endroit qu’elle croit avoir trouvé une faille souterraine. «Les anciennes mines sont toutes situées parallèlement à ce que nous croyons être une faille», précise le président et chef de la direction des Champs d’or en Beauce, Patrick Levasseur.

Pour ces travaux d’exploration, l’équipe de M. Levasseur visitera tous les propriétaires de terrains dont le «claim» minier appartient à l’entreprise pour leur demander la permission d’explorer leur propriété à la recherche d’affleurements, c’est-à-dire d’emplacements où des roches remontent à la surface.

«C’est très important pour nous d’obtenir leur permission. Nous voulons travailler avec eux pour trouver d’où venait cet or», assure M. Levasseur.

Lors des premières études menées en 2013 par les Champs d’or en Beauce, la société avait examiné des grains et des pépites d’or. «Nous avions découvert que c’était un or délicat et angulaire. Nous croyons donc qu’il a peu voyagé de sa source ou même, pas du tout», indique-t-il.

Cela constituait un premier indice en faveur d’un gisement à proximité de Saint-Simon. Le second est l’emplacement de la faille que croit avoir repérée l’entreprise à l’aide de la magnétotellurique.

De plus, cette faille posséderait des similitudes avec la faille de Cadillac, qui traverse l’Abitibi jusqu’en Ontario. Dans les deux cas, on retrouve des roches sédimentaires au sud et des roches volcaniques au nord.

«Tous les indices sont là pour que Saint-Simon devienne un nouveau Val-d’Or», s’exclame-t-il.

Ainsi, des échantillons d’affleurements contenant des veines de quartz et de roche volcanique seront prélevés au nord de la faille. Aussi, une étude de sol sera menée dans les zones non affleurées du secteur. Celle-ci a comme objectif d’identifier les anomalies aurifères qui pourraient expliquer d’où provient l’or retrouvé sur place et de quelle façon ce métal précieux s’est retrouvé dans la région.

Rappelons que Saint-Simon-les-Mines a connu une ruée vers l’or lors des XIXe et XXe siècles. La plus grosse pépite trouvée sur le territoire pesait 51 onces.

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