L’importance de faire preuve de résilience et de bien s’entourer dans le monde des affaires

Photo de Amélie Carrier
Par Amélie Carrier
L’importance de faire preuve de résilience et de bien s’entourer dans le monde des affaires
Serge Vigneault (Desjardins Entreprises), animateur du 26e Souper d’affaires de prestige, Robert Dion, codirigeant et copropriétaire d’Umano Medical ainsi que conférencier de la soirée, Catheryne Fecteau (Mallette), présidente du comité organisateur de l’événement, et Tony Turcotte, président du Conseil économique de Beauce. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Amélie Carrier)

Le 26e Souper d’affaires de prestige organisé par le Conseil économique de Beauce, qui s’est déroulé au Georgesville le mercredi 15 mai dernier devant quelque 400 convives, a permis au conférencier invité Robert Dion de raconter l’histoire de résilience de l’entreprise qu’il dirige actuellement avec trois autres associés.

À lire également : «Un entrepreneur de la région récompensé pour son dévouement et son implication dans la collectivité»

Présentement codirigeant et copropriétaire d’Umano Medical, qui conçoit, fabrique et distribue de l’équipement médical de classe mondiale, celui-ci s’est adressé aux gens présents en leur racontant le parcours au cours duquel ses collègues Christian Cariou, Ghislain Demers, Denis Bourgault et lui-même ont dû faire face à de nombreux coups durs, sans jamais baisser les bras.

De 1984 à 1998, Robert Dion a œuvré au sein de l’entreprise québécoise Bertec Médical, spécialisée dans la fabrication de lits d’hôpitaux principalement destinés à un marché local. La multinationale américaine Stryker Medical, basée au Michigan, a ensuite pris la décision, en 1998, d’acquérir cette compagnie dont l’usine était basée à l’Islet.

«Notre chiffre d’affaires est passé de 10 M$ à 160 M$ en dix ans et le nombre d’employés est passé de 100 à 360 pendant cette période-là. Ça été une excellente école pour nous en ce qui concerne notamment le développement de produits et l’apprentissage des meilleurs pratiques en matière de ressources humaines», explique M. Dion.

L’arrivée de nombreuses embûches

En décembre 2010, Stryker Medical a annoncé la vente de son usine de l’Islet au sous-traitant Flextronics, qui avait l’intention de déménager sa production au Mexique. Plus de 320 employés ont donc perdu leur emploi à la suite de cette transaction.

Robert Dion a raconté son histoire de résilience aux convives sur place.

«En réaction à cette nouvelle, nous sommes rapidement passés du mode frustration au mode constructif. Nous avons oublié notre ego et nous avons décidé de voir des opportunités dans l’adversité», indique-t-il.

Afin de relancer leur usine menacée de fermeture, les principaux intéressés ont rapidement élaboré un plan de sauvetage afin de conserver les talents régionaux qui travaillaient pour eux. C’est ainsi que le Groupe Bertec est né, en juin 2012, au même endroit.

«Nous étions entourés de 60 employés talentueux à l’époque et nous avions un seul client. Lorsque nous avons présenté notre nouveau lit d’hôpital aux dirigeants de Stryker Medical en 2013, ils ont rapidement accepté de devenir notre réseau de distribution à travers le monde. Le 17 septembre de la même année, nous avons appris que ces derniers avaient changé d’idée», mentionne le conférencier.

Après avoir réussi à commercialiser son produit par ses propres moyens et à lancer officiellement son premier lit Ook Snow au Canada et aux États-Unis en 2015, l’entreprise devenue Umano Medical a finalement dû se défendre en justice en raison d’une poursuite pour violation de brevets et d’une plainte à l’International Trade Commission de Washington, en 2016.

L’importance de bien s’entourer

Malgré tous les coups durs encaissés par son équipe au fil du temps, l’usine de l’Islet compte aujourd’hui près de 180 employés, possède un contrat d’exclusivité au Québec, détient 40 % des parts du marché canadien et prévoit atteindre un chiffre d’affaires de 45,3 M$ en 2019.

Robert Dion attribue d’ailleurs ce succès à la collaboration de l’ensemble des actionnaires du projet. «Le fait d’avoir quatre gestionnaires à la direction de notre compagnie et de s’être entourés d’un conseil d’administration et d’un comité aviseur a été la clé dans nos moments difficiles. C’est aussi ce qui nous a permis de ne jamais abandonner dans les circonstances», conclut-il.

Partager cet article

1
LAISSER UN COMMENTAIRE

avatar
1 Comment threads
0 Thread replies
0 Followers
 
Most reacted comment
Hottest comment thread
0 Comment authors
Recent comment authors
  S'inscrire  
plus récents plus anciens plus de votes
Me notifier des
trackback

[…] À lire également : «L’importance de faire preuve de résilience et de bien s’entourer dans le monde des affaires» […]