Loi 40 : peu de changements d’ici la fin de l’année scolaire à la CSBE

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Par Andréanne Huot
Loi 40 : peu de changements d’ici la fin de l’année scolaire à la CSBE
Le directeur général de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin, Normand Lessard. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Archives)

La Loi 40 qui vient modifier la gouvernance scolaire et abolir les commissions scolaires donne plus de pouvoirs à l’actuel directeur général de la Commission scolaire de la Beauce-Etchemin (CSBE), Normand Lessard.

M. Lessard précise cependant qu’il a plus de pouvoir dans l’attente de la mise en place de la nouvelle structure de gouvernance. La CSBE a jusqu’au 15 juin pour mettre le nouveau conseil d’administration en place. En attendant, le conseil des commissaires a été aboli et les réunions suspendues.

Cependant, souligne M. Lessard, «le conseil des commissaires peut être un comité-conseil (pour assurer la transition) et on va valider avec eux s’ils veulent continuer. Moi, pour ma part, je veux qu’ils continuent s’ils le désirent». Le directeur général qualifie cette aide éventuelle de l’ancien conseil des commissaires comme d’un «filet de sécurité pour toute l’administration d’une grande organisation».

Du côté des services à l’élève, tout continue comme précédemment. «La gouvernance c’est une chose, d’épauler les directions d’école c’est le quotidien», ajoute M. Lessard.

Un conseil d’administration à créer

Le nouveau conseil d’administration sera composé de cinq parents, cinq membres du personnel de la CSBE et cinq membres de la communauté. Selon M. Lessard, les prochains mois serviront à établir les balises du nouveau C.A. Les cinq parents devront provenir de chacun des districts du nouveau centre de service. Un redécoupage du territoire est donc à prévoir d’ici au 15 juin.

Il faut aussi, pour le personnel des commissions scolaires, se familiariser, comprendre et saisir toutes les nuances de la nouvelle loi. «On avait fait une bonne lecture, mais bon nombre d’amendements ont été ajoutés. On est en attente des documents officiels pour savoir comment articuler tout ça», ajoute-t-il.

Effectivement, le ministre a déposé le 4 février, 82 amendements au projet de loi et le 7 février, il en a déposé 15 autres. «C’est à près du tiers des articles du projet de loi qu’il y a eu des amendements», explique M. Lessard. Dans les prochains mois, il pourra se prononcer davantage sur la nouvelle loi.

Un amendement qui fait grincer les dents

Concernant l’amendement qui fait bondir l’Union des municipalités du Québec (UMQ) et la Fédération québécoise des municipalités (FQM) obligeant les municipalités à céder, et ce, sans compensation financière, les terrains convoités par les centres de services pour construire de nouvelles écoles, Normand Lessard ne croit pas que cela va avoir un grand impact dans la région.

«On a toujours eu d’excellents partenariats avec les municipalités. On était la commission scolaire qui avait le plus d’ententes avec le milieu municipal de la province. L’esprit de collaboration et d’échange est important. […] On n’a jamais œuvré en bulldozer. Ce n’est pas dans nos valeurs organisationnelles», indique-t-il en terminant.

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