L’ultimate frisbee fait de plus en plus d’adeptes à Saint-Georges

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Par Sébastien Roy
L’ultimate frisbee fait de plus en plus d’adeptes à Saint-Georges
Marie-Andrée Veilleux, en noir, tente d’empêcher son adversaire d’effectuer une passe. (Photo : Guillaume Turcotte Ultimate Québec)

Marie-Andrée Veilleux pratique l’ultimate frisbee depuis quatre ans. Encore méconnu, il gagne en popularité d’année en année. La Georgienne explique en quoi il consiste et comment elle a découvert ce sport.

La première fois qu’elle en a entendu parler remonte à ses dernières années à l’Université de Sherbrooke. « C’est grâce au bouche-à-oreille que j’ai découvert l’ultimate. Je jouais déjà au basketball à ce moment, mais il n’y avait pas de ligue d’été sur le campus contrairement au ultimate, alors j’ai décidé de m’inscrire », raconte-t-elle.

Marie-Andrée a tout de suite apprécié son expérience. « C’est un sport d’équipe complet. Il est technique et il faut une bonne endurance », indique-t-elle.

À Saint-Georges, l’avocate de profession joue avec l’équipe des Bucks. La formation dispose d’un volet compétitif et d’un volet amical. « Je jouais avec la formation à cinq contre cinq. Nous avons participé à seulement quatre ou cinq tournois l’an dernier en raison de la COVID-19, mais normalement, nous pouvons en faire jusqu’à dix », mentionne-t-elle.

Pour ce qui est du volet amical, celui-ci consiste à se réunir un soir par semaine sur le terrain du Cégep Beauce-Appalaches. Les équipes sont mixtes.

Par ailleurs, le sport gagne aussi en popularité chez les jeunes. « C’était la première année qu’il y avait une équipe junior », précise-t-elle. « J’espère que de plus en plus de jeunes joueront au ultimate et qu’il fasse partie des programmes en éducation physique. C’est un sport unique qui met en valeur l’esprit d’équipe », poursuit Marie-Andrée Veilleux.

Un sport sans arbitres

Le jeu se déroule sur un terrain gazonné dont les dimensions sont un peu plus petites que celles d’un terrain de football pour la formule sept contre sept.

Le but consiste à attraper le frisbee, plus communément appelé le disque, dans la zone adverse qui se trouve au bout du terrain, un peu comme au football où l’on doit transporter le ballon dans la zone des buts. Toutefois, aucun contact n’est permis au ultimate. Il n’est pas non plus autorisé de courir avec le disque. Pour avancer, il faut compléter des passes. La possession du disque change lorsqu’une passe est échappée, interceptée ou rabattue.

De plus, il n’y a aucun arbitre sur le terrain. Ce sont les joueurs et les joueuses qui font appliquer le règlement. Cela joue sur l’esprit sportif qui règne sur le terrain. « Il est coutume de féliciter l’autre équipe après un beau jeu », révèle-t-elle.

L’ultimate se démarque aussi du fait qu’il existe des compétitions pour les équipes mixtes jusqu’au niveau international. « C’est formidable de voir les hommes et les femmes ensemble sur le terrain. On voit que les femmes amènent des éléments essentiels à la victoire. Elles se démarquent et participent autant à la victoire que les hommes. Elles peuvent faire la différence », soutient Marie-Andrée.

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