L’Assemblée des Premières Nations manque de transparence, selon trois chefs régionaux

OTTAWA — Trois chefs régionaux représentant près de la moitié des Premières Nations au Canada affirment qu’une association nationale outrepasse son mandat en prenant des décisions qui affecteront directement leurs enfants et leurs familles sans consentement.

Les chefs, représentant les Premières Nations de la Saskatchewan, de la Colombie-Britannique et du Québec-Labrador, affirment que l’Assemblée des Premières Nations (APN) ne fait pas preuve de transparence dans ses négociations en vue d’un accord de règlement final avec le Canada sur les services à l’enfance et à la famille des Premières Nations.

Ils affirment également que les conseillers juridiques de l’APN tentent d’exclure complètement la Société de soutien à l’enfance et à la famille des Premières Nations du processus.

L’accord final fait partie d’un règlement de 40 milliards $ avec le Canada intervenu après que l’APN et la société de soutien ont déposé conjointement une plainte relative aux droits de la personne concernant le sous-financement chronique des services de protection de l’enfance dans les réserves par Ottawa.

La moitié de la somme du règlement était réservée à des réformes à long terme du système de protection de l’enfance, mais les trois chefs, dans une lettre adressée à la cheffe nationale Cindy Woodhouse Nepinak, affirment que l’APN n’a pas partagé les détails avec les Premières Nations à l’extérieur de l’Ontario.

En réponse aux trois chefs, Cindy Woodhouse Nepinak a soutenu qu’un certain nombre de leurs affirmations étaient inexactes et a indiqué que même s’ils ne sont pas d’accord avec le déroulement des négociations, attaquer les employés et les conseillers juridiques «n’est pas utile».