Portail d’inscription aux services de garde: la FIPEQ presse de régler les problèmes
MONTRÉAL — La Fédération des intervenantes en petite enfance (FIPEQ) appelle à renforcer le réseau public des CPE et à régler les problèmes du Portail d’inscription aux services de garde.
Plusieurs reportages, ces derniers jours, ont fait état de problèmes avec le nouveau Portail d’inscription aux services de garde, censé faciliter et centraliser le processus pour les parents. Des parents ont ainsi rapporté plusieurs délais et erreurs, touchant particulièrement l’appariement entre les places disponibles et ceux qui sont à la recherche de place pour leur enfant.
En entrevue jeudi, la présidente de la FIPEQ, affiliée à la CSQ, a invité les autorités à régler ces problèmes le plus rapidement possible, pour le bien de tous. «Il faut travailler sur le portail, pour s’assurer que nos CPE et nos milieux familiaux soient bien encadrés et que les familles aient facilement accès à une place», a plaidé Anne-Marie Bellerose.
«On entend toutes sortes de situations, en ce moment, dans certaines régions du Québec, où les milieux familiaux régis et subventionnés ont de la difficulté à combler leurs places. Et même les CPE ont de la difficulté. Donc, il faut faire une analyse réelle du besoin, selon la région, avant d’ouvrir des nouvelles places», a suggéré Mme Bellerose.
Son organisation syndicale représente quelque 12 000 travailleuses, tant dans les Centres de la petite enfance qu’en milieu familial régi et subventionné.
Elle plaide aussi pour le renforcement du réseau public des CPE, reprochant au gouvernement d’avoir privilégié les places en garderies privées subventionnées, pour des raisons d’économie à court terme.
Elle adresse aussi un message aux partis en campagne électorale: une consultation des intervenantes en petite enfance a permis de constater que 80 % d’entre elles ont rapporté que l’engagement des partis envers les services de garde allait influencer leur vote, le 5 octobre.
De même, Mme Bellerose souligne que le problème de rétention et d’attraction de travailleuses dans les services de garde persiste. Pour attirer davantage de candidates dans la profession, et maintenir en poste celles qui y sont déjà, il faudra encore améliorer les conditions de travail, plaide la dirigeante syndicale.
