Philippe donne du bonheur comme clown thérapeutique

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Par Frederic Desjardins
Philippe donne du bonheur comme clown thérapeutique
En Philidor Labelle, Philippe visite les aînés en centre d’hébergement. (Photo : Gracieuseté - Guy Bonin)

Le clown, l’une des formes artistiques les plus anciennes, a été exploité de multiples façons. Philippe Thibaudeau, de Saint-Georges, s’en sert pour apporter la joie aux gens les plus vulnérables.

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Diplômé du Conservatoire d’art dramatique de Montréal en 2004, Philippe a joint la Fondation Dr Clown deux ans plus tard. Malgré d’autres contrats artistiques, dont des tournées internationales (voir autre texte), il a toujours conservé un lien avec la fondation.

«Guillaume Paquet, mon ancien coloc qui vient de Saint-Georges, travaillait déjà pour Dr Clown. Alexis Roy, un autre Beauceron, est aussi avec eux. C’était une véritable révélation, le mariage parfait entre mes passions pour le théâtre et l’humour», dit Philippe Thibaudeau.

La Fondation Dr Clown propose deux volets visant le développement d’une approche relationnelle personnalisée. Le premier, Dr Clown, comprend des visites aux patients dans les milieux hospitaliers, principalement chez les enfants et adolescents.

L’autre programme, La Belle Visite, s’adresse aux aînés en centre d’hébergement. Moins connu du grand public, ce volet aide les aînés à se remémorer des souvenirs notamment avec des chants, danses, manières et politesses par les clowns.

Les Beaucerons Alexis Roy (Dr. Frog) et Philippe Thibaudeau (Dr. Waach !) ont visité cet enfant en isolement dans un hôpital pédiatrique. (Gracieuseté – Sandy Pilotte)

«Nous recevons beaucoup de demandes des CHSLD, qui fournissent des histoires sur les résidents visités. Par exemple, une ancienne couturière peut toucher nos vêtements et poser des questions là-dessus. On doit s’ajuster au niveau cognitif du résident», précise Philippe.

Personnages

Selon les circonstances, Philippe Thibaudeau se déguise en Dr. Waach ! ou en Philidor Labelle. Le clown porte le sarrau médical ou un costume d’époque, en arborant le traditionnel nez rouge.

«Les clowns ont une formation artistique, mais ça prend aussi une grande empathie et beaucoup d’écoute et de sensibilité. On doit s’adapter à chaque personne pour développer une complicité. C’est elle qui nous indique où on va et ce qui se passera», explique Philippe.

Travaillant en duo, les clowns voient naître de belles histoires lors de situations difficiles. Philippe se souvient d’un enfant qu’il visitait deux fois par semaine aux soins intensifs, avec Dre Fifi (Mélissa Holland).

«Ça a pris un mois avant d’obtenir notre premier rire. Dr. Fifi avait échappée son sac à main sur mon pied. Mes yeux agrandis par le choc l’ont fait éclater de rire sous son masque à oxygène. Après son décès, sa mère nous a remerciées pour notre travail. Pour nous, ce sont des enfants jusqu’à la fin, pas des patients», rappelle-t-il.

Recrutement

La Fondation Dr. Clown est en période de recrutement d’artistes pour les régions de la Beauce et de Québec. À cet effet, des auditions auront lieu les 2 et 3 juin à Québec. La date limite des mises en candidature est le 17 mai, les renseignements complets se trouvant sur le site de la Fondation.

Les établissements intéressés à la visite de clowns doivent communiquer par courriel à info@declown.ca ou au 514 845-7628.

Dr Clown en visite à Saint-Georges et Beauceville

Sur l’invitation de la Fondation Santé Beauce-Etchemin, deux membres de la Fondation Dr Clown ont fait une incursion colorée et remarquée le 18 avril à l’Hôpital de Saint-Georges. Alexis Roy (Dr Frog) et Anik Farley (Dre Pécadille) ont salué les patients en oncologie et dialyse, avant de rire avec les enfants en pédiatrie et à la clinique d’asthme. Les aînés vivant au CHSLD de Beauceville ont aussi profité de leur présence et cordiale bonhomie.

Sur la photo, Dr Frog et Dre Pécadille posent avec la petite Michaëlla. Ils sont accompagnés par Annick Payeur, infirmière clinicienne, et Francine Marcoux, infirmière en pédiatrie, à l’Hôpital de Saint-Georges.

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