Plonger en apnée pour s’apaiser intérieurement et garder la forme

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Par Frederic Desjardins
Plonger en apnée pour s’apaiser intérieurement et garder la forme
Nadia (à gauche) aime plonger à la carrière Flintkote de Thetford. (Photo : Gracieuseté)

Nadia Deschênes, de Saint-Georges, a fait de la plongée sous-marine dans plusieurs pays. Avec la plongée en apnée, elle a découvert une autre manière de s’entraîner mentalement et physiquement.

C’est à Dahab, en Égypte, que Nadia Deschênes a suivi des formations pour être guide et instructrice en plongée sous-marine. Travaillant à son compte, elle a enseigné en Égypte, au Mexique, au Honduras et en Thaïlande.

«J’ai arrêté à cause d’importants maux de dos. J’ai continué à faire de la natation, mais ça m’ennuyait de ne pas aller profond dans l’eau», dit celle-ci.

Nadia Deschênes a joint le Club d’apnée sportive de Québec (CASQ) en 2018. Elle est présentement au niveau deux, selon les standards de l’Association internationale pour le développement de l’apnée (AIDA).

«La base est de rester sous l’eau sur le même souffle, le plus longtemps possible. On doit y aller progressivement», affirme-t-elle.

Compétition à domicile

Nadia Deschênes était présente à la dernière étape du Circuit provincial Apneacity. La compétition s’est déroulée du 30 août au 1er septembre à la piscine Yvan-Cliche (Beauceville) et la carrière Flintkote (Thetford Mines).

À Beauceville, Nadia Deschênes a retenu son souffle pendant quatre minutes et 23 secondes. (Gracieuseté – Sylvain Desaulniers)

Dans la piscine, en apnée statique, Nadia a tenu quatre minutes et 23 secondes. «On a le visage dans l’eau. Il faut tenir avec la même respiration, sans bouger notre corps», explique-t-elle.

Pour l’apnée dynamique bipalmes, les athlètes parcourent la plus longue distance possible sous l’eau, en conservant le même air dans les poumons.

«Avec 86 mètres, j’ai battu mon record. On peut faire aussi de la nage sous-marine avec une brasse adaptée, mais il n’y en avait pas à cette compétition», mentionne Nadia Deschênes.

L’épreuve du poids constant bipalmes, à Thetford Mines, demandait aux apnéistes de descendre au plus profond en ligne droite.

«J’ai plongé jusqu’à 20 mètres. On doit remonter à la surface avec un velcro placé sous l’eau. C’est une preuve qu’on a réussi», précise Nadia Deschênes.

Liberté aquatique

À première vue, l’apnée peut s’apparenter à un sport extrême. Âgée de 50 ans, Nadia Deschênes y voit une activité de détente et bien-être.

«J’ai appris à faire le vide autour de moi, à me concentrer sur ce que je ressentais, à écouter ma respiration et les battements de mon cœur, à relaxer et faire le vide. Il faut établir ses limites pour ne pas tomber en black-out (perte de connaissance)», rappelle Nadia.

(Gracieuseté – François Billaut)

Physiquement, l’apnéiste peut garder la forme en pratiquant différents sports. Les exercices respiratoires à sec sont essentiels pour mieux contrôler le muscle pulmonaire.

«Par exemple, je m’étends sur le divan, retiens mon souffle 90 secondes, attends une minute et recommence. Dans l’eau, on doit être accompagné», d’ajouter Nadia Deschênes.

Chaque semaine, le CASQ tient des entraînements au Cégep de Sainte-Foy. Un voyage de plongée en apnée est prévu au printemps prochain à Dahab. «Pour moi, ce sera un retour aux sources dans la mer Rouge, avec sa topographie incroyable», indique Nadia.

Pour plus de renseignements sur le club, visitez la Page Facebook Club d’Apnée Sportive de Québec – CASQ.

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gilles marquis
gilles marquis
2 années

Nadia, notre Grand Bleu nationale. Les articles de journaux sur l’apnée sont nombreux ces temps ci : L’Eclaireur-Progrès, Le Devoir. Bonne continuation Nadia et félicitations pour ton parcours impressionnant. Ton vieux prof, Gilles Marquis XX.