Rachat d’Industries Bernard et Fils par deux fonds d’investissement

Rachat d’Industries Bernard et Fils par deux fonds d’investissement

Les Industries Bernard & Fils transforment 20 millions de livres de sirop annuellement à Saint-Victor.

Crédit photo : Gracieuseté

Figurant parmi les plus grands transformateurs de sirop d’érable au Québec, les Industries Bernard & Fils de Saint-Victor sont passées partiellement aux mains de deux fonds d’investissement québécois.

Phoenix Partners de Montréal devient l’actionnaire majoritaire, mais n’a pas dévoilé le montant de sa participation dans la compagnie beauceronne. Le Fonds de solidarité FTQ a injecté 7,7 M$.

Malgré ce changement, les Industries Bernard & Fils continueront d’être dirigés par des membres de la famille Bernard, comme c’est le cas depuis la fondation de l’entreprise en 1966.

«Nous transformons plus de 20 millions de livres de sirop par année et on veut que ça passe entre 35 et 40 millions. On veut atteindre cet objectif d’ici cinq ans. On aurait pu le faire tout seul, mais ça va plus vite en s’associant avec des fonds qui savent donner rapidement plus de valeur à une entreprise», explique Yves Bernard, président des Industries Bernard & Fils.

Dans la compagnie, il est accompagné de ses quatre frères, les enfants et petits-enfants dans ce qui est devenu une industrie de cinquième génération. L’an dernier, les Industries Bernard & Fils ont doublé leur superficie pour atteindre 100 000 pieds carrés en production et 150 000 en entreposage.

«On emploie 80 personnes et une grande majorité de notre sirop provient des érablières en Chaudière-Appalaches. Nos produits sont déjà exportés dans 42 pays. Environ 40 % de la production va aux États-Unis où nous sommes dans toutes les chaînes de grands magasins», précise Yves Bernard.

Nouveaux marchés

Au-delà d’une augmentation de la consommation de sirop d’érable à l’échelle mondiale, les Industries Bernard & Fils veulent doubler leur production afin de développer de nouveaux marchés.

«En Chine, on fournit la moitié du sirop d’érable. C’est sûr qu’on peut être encore plus présent avec les produits de notre propre étiquette ou celle du marché qui vend le sirop. Il y en a du monde en Chine», soutient Yves Bernard.

À l’heure actuelle, les exportations totales de sirop d’érable en Chine totalisent 350 000 livres. En comparaison, le Québec a exporté 5,9 millions de livres au Japon en 2016.

«On va continuer de se promener dans des food shows à travers le monde. Nous voulons faire découvrir le sirop d’érable à un maximum de gens et consolider les emplois dans la région», conclut Yves Bernard.

Poster un Commentaire

avatar