Résidences pour aînés: la Beauce sera dotée d’un comité régional opérationnel

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Par Amélie Carrier
Résidences pour aînés: la Beauce sera dotée d’un comité régional opérationnel
Chantal St-Onge, directrice générale adjointe du Regroupement québécois des résidences pour aînés, lors de la tournée annuelle de l'organisme qui s'est arrêtée à Saint-Georges le mercredi 13 mars 2019. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Amélie Carrier)

La tournée annuelle du Regroupement québécois des résidences pour aînés (RQRA), dont la mission est de représenter et de soutenir les membres gestionnaires des quelque 1800 résidences privées pour aînés (RPA) du Québec, était de passage au Georgesville le mercredi 13 mars.

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Ayant comme slogan Vieillir dans sa communauté – Un droit pour tous les aînés, cette série de rendez-vous organisée un peu partout en province a rassemblé la semaine dernière une quarantaine de propriétaires de RPA de la Chaudière-Appalaches qui ont à coeur la viabilité de leurs établissements.

Portrait des régions rurales

Un total de 176 résidences privées pour personnes âgées, dont 104 petites, sont actuellement en opération dans la région. Au cours des cinq dernières années, 35 fermetures y ont été enregistrées.

Selon Chantal St-Onge, directrice générale adjointe du RQRA, les petites résidences comportant moins de 50 unités locatives seraient les plus à risque de cesser leurs activités.

«Il est impératif que les résidences pour aînés maintiennent une santé financière afin de combler les besoins d’une population vieillissante. La vitalité socioéconomique des régions rurales québécoises en dépend également», soutient-elle.

Principales causes de fermeture

Une combinaison de plusieurs facteurs pourrait contraindre des milliers d’aînés à quitter leur communauté au cours des prochaines années.

«La pénurie de main d’oeuvre, surtout pour les postes de préposés aux résidents et de personnel de cuisine, ainsi que le poids de la réglementation, crée vraiment une pression pour les détenteurs de ces entreprises», explique Mme St-Onge.

L’augmentation des coûts d’exploitation est aussi l’une des raisons pour lesquelles les RPA ferment leurs portes.
«Les salaires et l’alimentation coûtent plus cher, mais les aînés ont une capacité limitée à payer. Le prix des loyers doit demeurer le même, alors que tous les autres coûts sont de plus en plus élevés», ajoute la principale intéressée.

Précisons que cette réalité mise de l’avant par le RQRA est présentement vécue par l’ensemble des participants présents à la rencontre de mercredi dernier, à Saint-Georges.

Pistes de solutions envisageables

Le Regroupement québécois des résidences pour aînés continue donc de se mobiliser, par la mise en œuvre de différentes mesures, afin d’améliorer la situation particulièrement précaire à laquelle sont dorénavant confrontés les dirigeants de RPA.

Puisque les institutions financières refusent de faire un prêt aux propriétaires de petites résidences en vue de la mise aux normes de leurs installations, l’organisme souhaite notamment s’assurer que ces derniers puissent avoir accès, avec davantage de marge de manœuvre, au financement prévu par le gouvernement du Québec à cet effet.

«Le remboursement des différents travaux devrait s’effectuer de manière plus progressive pour que les gestionnaires récupèrent leur argent au fur et à mesure de l’avancement de ceux-ci», mentionne-t-elle.

Au moment d’écrire ces lignes, 90 des 176 résidences existantes en Chaudière-Appalaches ne possèdent pas encore de gicleurs. La date d’échéance pour leur installation a été fixée au mois de décembre 2020.

Plus près de chez nous

La mise sur pied d’un projet-pilote de comités régionaux opérationnels qui seront implantés au printemps au sein de deux secteurs distincts, l’un regroupant la Beauce et la région de Québec et l’autre, l’Estrie et la Montérégie, permettra aussi de faire face au manque de main d’oeuvre qualifiée.

Une douzaine de propriétaires feront partie de ces comités dans chacun des territoires et auront comme mandat de s’entraider entre eux afin de réagir rapidement aux différentes problématiques rencontrées sur le terrain et de trouver des solutions concrètes pour pallier à celles-ci.

Notons que la première rencontre de ces nouveaux comités aura lieu à la fin du mois d’avril 2019.

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