Saint-Georges amie des monarques

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Par Sébastien Roy
Saint-Georges amie des monarques
La population de monarques a diminué de 90 % au cours des deux dernières décennies. (Photo : Gracieuseté)

La ville de Saint-Georges a reçu la certification «Ville amie des monarques» de la Fondation David Suzuki le 20 mars.

La ville beauceronne devient donc la 38e municipalité du Québec à rejoindre le mouvement pour la préservation de l’habitat du monarque, ce papillon migrateur dont la population a diminué de 90 % au cours des deux dernières décennies.

Pour obtenir cette certification, Saint-Georges s’est engagé à aménager un espace dédié aux monarques au parc de l’Arboretum. Des plantes indigènes, ainsi que des asclépiades, dont se nourrissent ces papillons. L’endroit sera inauguré vers la fin de l’été. Une aire de repos sera aussi aménagée pour les observer.

«Nous sommes convaincus que les citoyens adhéreront à ce mouvement, et que nos efforts collectifs feront une différence dans cette lutte pour la survie du papillon», indique le maire de Saint-Georges, Claude Morin, invitant les résidents à inclure l’asclépiade dans leurs aménagements.

En tout, la ville a choisi de réaliser huit des actions proposées par la Fondation, ce qui lui permettra d’obtenir la mention «Bronze» et de faire partie du Cercle des leaders de la Notional Wildlife Federation.

Elle prévoit porter ce nombre à 16 en 2019, lui donnant du même coup la mention «Argent». «La ville de Saint-Georges ayant à cœur la préservation de l’environnement pour les générations futures, la certification allait de pair avec nos valeurs de développement durable. C’est pourquoi venir en aide à cet insecte migrateur en déclin nous a interpellés», ajoute le maire.

Précisons que plusieurs de ses mesures sont réalisées en collaboration avec la Maison Let’s Go.

La Fondation David Suzuki salue l’engagement de Saint-Georges. «Les municipalités jouent un rôle crucial dans la conservation du monarque et de son habitat. Elles peuvent poser des gestes simples qui ont un impact positif sur l’espèce et sur d’autres pollinisateurs», indique la spécialiste de l’engagement citoyen de la Fondation, Julie Roy.

Elle ajoute qu’elle espère que les citoyens georgiens «inspireront d’autres municipalités à se joindre à ce vaste mouvement de protection de ce papillon emblématique».

 

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