Saison peu productive pour les acériculteurs beaucerons

Saison peu productive pour les acériculteurs beaucerons

Les érablières en Chaudière-Appalaches ont produit 10,3 millions de livres de sirop en moins qu’en 2017.

Crédit photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins

En mars et avril, la météo neigeuse et froide a déprimé plusieurs résidents de la Beauce. Elle a également causé un ralentissement important dans la production de sirop d’érable.

Voir aussi  : Vers de plus grandes érablières ? 

Afin de créer les conditions optimales pour l’écoulement de la sève, les températures doivent être près de -5 degrés la nuit et de 5 degrés le jour.

Selon Marcel Larochelle, président du Syndicat des acériculteurs de la Beauce (SAB), le rendement moyen à l’entaille varie de 1,5 à 2 livres depuis le début de la saison. En 2017, celui-ci était de 3,14 livres.

«C’est courant qu’une saison s’étire sur plusieurs semaines à cause des écarts de température. Il y a eu une première coulée en février lors d’un redoux, mais le temps froid a repris et l’hiver s’est éternisé. On a seulement eu droit à de petites coulées», explique M. Larochelle.

À la mi-avril, des acériculteurs avaient produit à peine la moitié du sirop d’érable obtenu lors d’une saison moyenne. Les arrivées de mercures dépassant les 10 degrés, prévus la semaine prochaine, n’aideront pas les acériculteurs à rattraper leur retard.

Marcel Larochelle, président du Syndicat des acériculteurs de la Beauce

 

«S’il n’y a pas de gel au sol, les bourgeons vont sortir et l’eau d’érable donnera un sirop amer (VR5). Sinon, on pourra produire jusqu’au début mai. La saison actuelle a déjà donné beaucoup de sirop ambré et foncé. Le sirop doré (clair) sera plus rare cette année», dit Marcel Larochelle.

Réserve stratégique

Afin de répondre aux demandes d’exportation en 2018, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec (FPAQ) devra puiser dans sa réserve stratégique selon Marcel Larochelle.

L’automne dernier, celle-ci contenait 104,3 millions de livres conservés dans des barils, dont 20 % sont classés comme industriel (VR5).

«Notre marché restera autosuffisant. Je ne crois pas qu’on revivra la mauvaise saison de 2008 (58,8 millions de livres au Québec), car la production a toujours augmenté les années suivantes avec des moyens mis en place par la FPAQ», soutient M. Larochelle.

Au printemps 2017, les membres de la FPAQ avaient produit 152,2 millions de livres de sirop. Pour chaque région, les données officielles de cette saison seront disponibles en juin, après les analyses et étiquetages de tous les barils.

Poster un Commentaire

Soyez le premier à commenter !

avatar