Santé mentale : la hausse de l’anxiété constatée par Le Rappel et Le Murmure

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Par Sébastien Roy
Santé mentale : la hausse de l’anxiété constatée par Le Rappel et Le Murmure
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Les organismes Le Rappel à Saint-Georges et Le Murmure à Beauceville ont tous les deux constaté une hausse du niveau d’anxiété auprès de leurs membres, mais aussi dans la population en général.

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Dans le cadre de la Semaine de la santé mentale, qui a lieu du 3 au 9 mai, le journal a discuté avec des intervenants de ces deux organismes, qui couvrent respectivement les MRC Beauce-Sartigan et Robert-Cliche.

Du côté du Rappel, il a dû couper de moitié le nombre de personnes qu’il pouvait accueillir dans ses groupes d’entraide. C’est la même chose pour ce qui est de ses ateliers de réadaptation socioprofessionnels.

De plus, les membres ont maintenant des journées spécifiques pour participer aux groupes d’entraide. Quant aux ateliers, l’obligation du port du masque affecte aussi certains participants qui ont des problèmes de respiration, ce qui les force à rester moins longtemps.

« Nos membres sont plus anxieux. Nous devons intervenir plus régulièrement », soutient le directeur du Rappel, Jacques Gagné.

Cette hausse du niveau d’anxiété et la diminution forcée de la capacité d’accueil de l’organisme ont créé une augmentation du côté des appels. « Avant, nous recevions peut-être un ou deux appels par jour d’un membre qui a besoin de parler. Maintenant, nous pouvons en avoir jusqu’à huit », ajoute M. Gagné.

Au Murmure, les intervenantes, Cathy Mercier et Angelynka Turmel-Lacombe, ont constaté pour leur part que les besoins étaient différents. « Les besoins sont davantage au niveau individuel », mentionne Mme Mercier, qui s’occupe du volet entraide au sein de l’organisme.

Les intervenantes de l’organisme Le Murmure, Cathy Mercier et Angelynka Turmel-Lacombe.

De son côté, Mme Turmel-Lacombe, qui est responsable du volet intégration socioprofessionnel, a remarqué que plusieurs se sont retrouvés sans emploi et que d’autres ont dû mettre leurs démarches sur pause. « Certains ont aussi eu des problèmes financiers reliés aux différents programmes disponibles, dont la PCU et des autres programmes qu’ils peuvent recevoir en temps normal. Des gens se sont vraiment retrouvés dans la grosse misère à cause la COVID », indique-t-elle.

Celle-ci ajoute également que des employeurs l’ont contactée pour avoir certains conseils, car il y a beaucoup de tension dans certains milieux de travail. « Plusieurs m’ont appelé, car ils trouvent la situation difficile à gérer avec une partie de leurs employés en faveur des mesures sanitaires et d’autres contre », poursuit-elle.

Pas seulement leurs membres

Comme indiqué plus haut, les deux organismes ont constaté une hausse du niveau d’anxiété. Mais la situation n’affecte pas seulement leurs membres, cela affecte aussi la population en général.

Le Murmure organise maintenant des ateliers de groupe en ligne ouverts à tous sur la gestion de l’anxiété. « Nous ne pouvions pas les faire dans nos locaux, car nous ne pouvons accueillir que huit à dix personnes », souligne Mme Mercier.

Celle-ci confie également être abordée en dehors du travail. « Les gens ont besoin d’évacuer tout ce qu’ils ont sur le cœur en ce moment », ajoute-t-elle.

Certaines personnes contactent aussi le Rappel sans en être membres. « Que la personne soit membre ou non, nous allons l’écouter. Dans les deux cas, si son niveau d’anxiété est très élevé, nous allons lui conseiller de consulter, que ce soit leur médecin de famille, leur psychiatre ou au CLSC », conclut Jacques Gagné.

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