Sexualis donnera accès à des sexologues partout au Québec

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Par Frederic Desjardins
Sexualis donnera accès à des sexologues partout au Québec
Eugénie Larrivée et Mahault Albarracin lanceront la plateforme Sexualis en avril prochain. (Photo : Gracieuseté – Julia Belouis)

Eugénie Larrivée, originaire de Beauceville,  amalgame son esprit d’entrepreneuriat et son expertise sexologique avec le projet Sexualis.

Diplômée à la maîtrise en sexologie de l’Université du Québec à Montréal (UQAM), Eugénie a exercé sa profession en bureau privé dans la métropole, mais aussi à Drummondville et Saint-Bruno.

Travaillant maintenant à Sherbrooke, elle a constaté les longs délais d’attente afin de rencontrer un sexologue à l’extérieur de Montréal. Dans les autres régions, le temps d’attente varie entre quatre et huit mois pour obtenir un premier rendez-vous.

«L’UQAM est la seule école formant des sexologues au Québec. Sur 770 sexologues dans la province, 40 % travaillent à Montréal», indique-t-elle.

Avec Mahault Albarracin, une amie sexologue, elle a développé une plateforme en ligne (sexualis.ca). Cet outil donnera aux gens un accès direct à des sexologues, par des consultations en ligne ou des programmes d’auto-assistance (self-help).

«En toute confidentialité, les patients réserveront une plage horaire avec le sexologue de leur choix. Pour les consultations, nous utiliserons Zoom, un logiciel de vidéoconférence. Les gens recevront leur code d’accès après l’obtention du rendez-vous. Le paiement se fera en ligne, sur une plateforme sécurisée», explique Eugénie Larrivée.

Sociofinancement

La plateforme Sexualis entrera en ligne le mois prochain. Selon Eugénie, le projet est bien reçu par la communauté des sexologues.

«Nous sommes soutenues par différents réseaux entrepreneuriaux. Nous avons aussi développé des partenariats avec des artistes, designers, auteurs et acteurs afin que notre projet voie le jour», mentionne celle-ci.

Conjointement, Eugénie Larrivée et Mahault Albarracin ont investi plus de 15 000 $ dans cette aventure. «J’ai dû couper plusieurs heures dans mes consultations privées pour monter ce projet. J’ai une fierté beauceronne de démarrer ma propre entreprise», dit Eugénie.

Les deux femmes ont également lancé une campagne de sociofinancement sur le web, dont l’objectif à atteindre est de 21 000 $. Les fonds amassés serviront aux dernières étapes du développement de la plateforme, ainsi qu’à financer l’aide d’experts en communication et solutions juridiques.

Pour faire un don, cliquez ici. La campagne se termine le 4 avril.

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