Britanie Maranda ferme un chapitre marquant de sa vie
VOLLEYBALL. La carrière universitaire de la joueuse de volleyball Britanie Maranda, de Saint-Georges, s’est pratiquement conclue de la meilleure façon qui soit. Elle et son équipe, le Vert et Or de l’Université de Sherbrooke, ont décroché la médaille d’argent au Championnat canadien USPORTS de volleyball universitaire.
Le Vert et Or a été défait en trois manches par les Pandas de l’Université de l’Alberta, classés numéro un au pays, en grande finale. Au niveau provincial, en Division 1 universitaire, la formation sherbrookoise a terminé première au classement général avec une fiche de vingt victoires et seulement un revers. En séries éliminatoires, le Vert et Or a coup sur coup vaincu l’Université du Québec à Trois-Rivières, les Carabins de l’Université de Montréal et le Rouge et Or de l’Université Laval.
« C’était un rêve de petite fille de jouer collégial et universitaire. Je n’aurais jamais pu concevoir un jour être en finale d’un championnat canadien », mentionne avec beaucoup d’émotions celle qui avait été nommée recrue de l’année du circuit universitaire Division 1, au terme de la saison 2023-2024. « Je me compte sincèrement chanceuse d’avoir eu l’opportunité de marquer l’histoire avec cette équipe incroyable. J’espère, par ce parcours, pouvoir inspirer les jeunes Beauceronnes qui nourrissent le même rêve que celui que j’avais étant enfant, et leur rappeler que tout est possible. »

Sur le plan individuel, l’athlète de bientôt 24 ans s’est inscrite comme l’une des meilleures serveuses du circuit avec 25 as en 59 services, ce qui représente le troisième meilleur rendement de la ligue. La Georgienne était l’une des principales armes offensives de son équipe avec 123 attaques marquantes. « Il y avait toujours place à l’amélioration, mais je crois avoir rempli mes objectifs. Je trouve que mon expérience cumulée des dernières années a paru sur le terrain. Le volleyball reste un sport d’équipe et tout ça n’aurait pas été possible sans ce groupe aussi extraordinaire. »

L’ancienne porte-couleur du club civil des Condors de Chaudière-Appalaches est maintenant prête à passer à la prochaine étape de sa vie, celle des adultes et du marché du travail. Elle est sur le point de compléter son parcours pour devenir ergothérapeute. Elle refuse, pour le moment, de mettre une croix complète sur sa carrière de volleyball. La Beauceronne participera encore à quelques tournois pour le plaisir et la passion de son sport. Elle ne ferme pas non plus la porte à un éventuel retour en tant qu’entraîneuse.
« J’ai eu la chance de côtoyer des gens passionnés par le volleyball tout au long de mon parcours. C’est certain que j’aimerais transmettre cet amour pour ce sport à la prochaine génération. Pour l’instant, j’ai surtout besoin de temps pour faire mon deuil en tant que joueuse. Je ne suis pas prête à me lancer dans le coaching aussi tôt. J’ai besoin de trouver qui je suis, sans l’identité du volleyball qui m’a suivi dans les dernières années », conclut-elle.
