Campagne Sauve ta vie : les propriétaires de salles d’entraînement en faveur d’une réouverture partielle

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Par Mathieu Fournier
Campagne Sauve ta vie : les propriétaires de salles d’entraînement en faveur d’une réouverture partielle
Vicky Talbot est membre du CCICP et en faveur des demandes réaisées par le groupe. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Archives)

SPORTS. Le 17 janvier dernier, Gabriel Hardy, président du Conseil canadien de l’industrie du conditionnement physique (CCICP) de la région du Québec, a lancé une toute nouvelle campagne de promotion nommée « Sauve ta vie ». Dans celle-ci, deux demandes ont été faites au gouvernement du Québec et plusieurs propriétaires d’une salle d’entraînement en Chaudière-Appalaches appuient celles-ci.

La première requête réalisée par le CCICP est de permettre au propriétaire d’une installation sportive d’ouvrir leurs portes en même temps que tous les autres sports intérieurs. Le Conseil ne voudrait pas que les salles d’entraînement soient oubliées comme lors des vagues précédentes.

« On ne réclame pas l’ouverture générale des gyms à court terme, mais plutôt de façon partielle. On revendique seulement un accès universel de la pratique d’activités physiques intérieures, autant chez les adultes que chez les enfants, selon des mesures bien établies », indique le président du CCICP de la région du Québec.

« Présentement, on est classé par le gouvernement dans la catégorie des loisirs. Toutefois, le Conseil souhaite que Legault caractérise les gyms dans les sports. Alors, on pourrait rouvrir en même temps que toutes les activités physiques intérieures », précise Arsène Lagrange, propriétaire du Gym Élite Coach à Sainte-Marie et membre du CCICP.

Injustice envers les propriétaires

La deuxième demande faite par le Conseil concerne les professionnels de la santé travaillant directement dans les salles d’entraînement. Présentement, le gouvernement du Québec permet aux professionnels de la santé préventive, œuvrant dans un hôpital ou au privé, d’exercer leur métier. Toutefois, ce n’est pas le cas, des kinésiologues ou physiothérapeutes exécutant leur profession dans une salle d’entraînement.

« Dans l’établissement, j’ai un kinésiologue qui loue un bureau et continue de faire ses consultations. Cependant, il ne peut pas réaliser de démonstrations d’exercices dans nos installations », explique Vicky Talbot, présidente du Cardio Gym 24 h à Saint-Georges.

De plus, M. Hardy estime que les propriétaires d’une salle d’entraînement vivent une seconde injustice concernant les exercices en petits groupes. Avant la dernière fermeture générale, des activités sportives pouvaient se donner dans des salles municipales, mais pas dans les studios de santé, souvent mieux adaptés pour ce type d’activités.

« Avec une ouverture partielle, les gens pourraient venir s’entraîner seuls selon une plage horaire stricte et avec un nombre très restreint de gens. L’offre d’un entraînement d’un client avec notre entraîneur privé ou avec notre kinésiologue serait également envisageable », affirme Sammy Carbonneau, propriétaire du Carbo performance fitness à Saint-Anselme.

L’importance de l’entraînement en salle

Des chiffres, diffusés par le CCICP, montrent que seulement 30 % de la population pratique du sport à un niveau lui permettant d’en retirer des bénéfices. De ce nombre, près de la moitié de la population garde la forme en exerçant un sport à l’intérieur, dont l’entraînement en salle.

« On a hâte d’ouvrir au maximum de notre capacité, mais présentement il faut miser sur un plan d’ouverture partielle avec le gouvernement. Il faut lui montrer l’importance des saines habitudes de vie sur la population et que malgré la pandémie, les entraîneurs, les physiothérapeutes et les kinésiologues peuvent travailler en toute sécurité comme dans les cliniques privées », mentionne Mme Talbot.

Selon les intervenants questionnés, l’entraînement en salle demeure également essentiel et il est bénéfique pour la santé physique et mentale de plusieurs personnes. « L’entraînement en salle permet aux gens de sortir de leur maison, eux qui sont présentement beaucoup trop encabanés. Le sport permet aussi aux clients de se défouler, sans poser des gestes irréparables, et de socialiser », admet le propriétaire du Carbo performance fitness.

Malgré la fermeture, les trois propriétaires de salle d’entraînement ont tous confirmé rendre disponibles, dans le respect des mesures sanitaires en place, certains services à sa clientèle, dont l’achat de produits de suppléments alimentaires. Le Gym Élite Coach offre aussi un service de bronzage. Le Cardio Gym 24 h propose quant à lui un suivi virtuel avec un entraîneur privé.

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Martin Foisy
Martin Foisy
3 mois

Je suis étonné de ne pas voir de revendications plus fermes de la part du regroupement vu l’importance de l’activité physique pour la santé (autant physique que mentale) et je le suis encore plus de voir qu’ils ne jouent pas la carte de l’effet connu et démontré par de nombreuses études de l’activité physique sur la santé en général et sur le système immunitaire de façon directe ou indirecte. À mon avis c’est leur plus gros atout pour un retour à une activité normale alors je m’explique mal pourquoi ils ne l’utilisent pas…