Le projet de soccerplex refusé par le gouvernement

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Par Sébastien Roy
Le projet de soccerplex refusé par le gouvernement
(Photo : Gracieuseté)

Le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur du Québec n’a pas retenu le projet de soccerplex de la Ville de Saint-Georges dans le cadre de son Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives (PAFIRS) à la grande déception de la ville.

Selon le maire de Saint-Georges, Claude Morin, le projet répondait parfaitement aux exigences du programme et il recevait l’appui de la communauté d’affaires. « Non seulement ce projet fait consensus, mais il y a un véritable momentum derrière celui-ci qui provient autant du milieu municipal, de la communauté des affaires que des organismes sportifs de la région », soutient-il en soulignant avoir démontré plusieurs fois les besoins sportifs et événementiels de la ville.

M. Morin ajoute que le soccerplex est un projet d’envergure régionale et qu’il permettra à de nombreux athlètes de poursuivre leur développement 12 mois par année.

Il affirme également que les régions sont défavorisées par rapport aux grandes villes lorsque vient le temps pour les athlètes de poursuivre leur développement, ce qui fait en sorte que les parents doivent parcourir de grandes distances pour recevoir les mêmes services.

« Ne jouons pas à l’autruche. Nous savons très bien que seuls les jeunes dont les parents sont plus aisés peuvent se permettre d’aller à Lévis ou à Québec. Nous hypothéquons l’avenir de nos jeunes en développant un système pour les grandes villes et un autre pour les régions. Malheureusement, nous ne sommes pas encore assez prioritaires aux yeux du gouvernement pour le moment, mais nous ne lâcherons pas le morceau », assure-t-il.

La raison évoquée dans la lettre de refus du Ministère est le manque de fonds pour le nombre de demandes reçues. Le maire demande donc au gouvernement de créer une phase 2 du PAFIRS. « Tous ces projets auront un impact sur la relance économique », affirme-t-il.

« Nous ne le demandons pas au nom de la ville. Nous le désirons au nom de tous les athlètes de notre ville et de la Beauce. C’est pour eux que nous nous démènerons et nous nous battrons, parce que la richesse d’une communauté, c’est d’abord et avant tout la santé physique et mentale de ses jeunes et de sa population », conclut-il.

Rappelons que le complexe de soccer intérieur aurait aussi permis la protique d’autres sports, comme le le football, le baseball, le golf, le frisbee et l’athlétisme.

 

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Yves
Yves
2 années

Le maire qui insulte le gouvernement. Belle façon de bien représenter notre ville et d’obtenir des sous dans le futur. Tu avais juste à déposer un projet de 10 millions au lieu de 35 et tu aurais plus de chances de passer dans l’enveloppe. Pas sorcier. Déjà que le Complexe aquatique et multisports s’amènent grâce au gouvernement CAQ.

Julie
Julie
2 années

175 projets acceptés sur plus de 600.
1.5 milliards de demandes pour 294 millions de disponibles.
C’est simplement ça. Manque de fonds. Faut l’expliquer aux gens.

Michel J. Grenier
Michel J. Grenier
2 années

Et si notre région était un État autonome, tel les États américains…

Si tel était le cas, notre État n’aurait pas à se plier aux décisions de fonctionnaires anonymes de Québec ou d’Ottawa.

Notre État aurait tous les pouvoirs de gestion, taxation et imposition pour s’administrer lui-même sans être obligé d’aller constamment téter à la mamelle de Québec ou d’Ottawa, auprès de fonctionnaires déconnectés des vrais besoins de la base des citoyens.

Notre État aurait tous les pouvoirs, puisque les argents seraient déjà là, disponibles localement, sauf ceux que notre État aurait délégués à un État fédéral central, à Québec, tels l’immigration, la langue, la laïcité, la poste, la voie maritime, etc…

M. le maire, vous pourriez être le Gouverneur de cet État et décider de ce qui est bon pour votre État.

Vous l’auriez rapidement votre soccerplex, M. Morin !

Et si notre région était un État autonome…