Ville de Saint-Georges perd 50 000 $ dans l’aventure du Cool FM

La Ville de Saint-Georges a perdu son prêt sans intérêt de 50 000 $ octroyé à la formation du Cool FM en 2014. En guise de compensation, la municipalité est désormais propriétaire de tous les équipements du club.

Le plus récent protocole d’entente signé le 9 juillet 2015 entre la Ville et Léo-Guy Morissette, alors à la tête de l’Équipe de Saint-Georges de la Ligue nord-américaine de hockey (LNAH), a été rompu le 18 décembre dernier lorsque l’homme d’affaires a cédé son club au circuit Godin pour des raisons de santé. La Ligue opère la concession le temps que soit trouvé un acheteur.

Cette situation particulière fait en sorte que la Ville de Saint-Georges ne pouvait récupérer sa mise de 50 000 $ prêtée en 2014 à cette organisation sans but lucratif. Le directeur général de la Ville, Claude Poulin, confirme que la municipalité a donc appliqué l’unique garantie contenue dans le protocole d’entente, soit de récupérer les biens matériels du club puisque l’organisme a cessé d’opérer la concession avant de rembourser la somme due.

La liste d’objets comprend notamment un ordinateur portable, une caméra vidéo, des uniformes, des pantalons, des gants, des casques ainsi qu’un véhicule de l’année 2007. La valeur de ce lot d’équipements est inconnue pour le moment.

Par ailleurs, la Ville de Saint-Georges s’engage à prêter les biens à tout groupe voulant maintenir les activités du club. Toutefois, le gestionnaire de la concession a l’obligation de conserver en bon état lesdits équipements.

La Ville a aussi pu récupérer une somme de 4000 $ provenant des recettes publicitaires de la saison 2014-2015 tel que le stipulait la plus récente entente signée en juillet.

Mentionnons que le protocole d’entente évoque aussi un prêt du Conseil économique de Beauce (CEB) octroyé à Léo-Guy Morissette et son organisation. Celui-ci s’élèverait, selon certaines sources à 25 000 $. Cependant, la nature de cette entente ainsi que les modalités de celles-ci sont confidentielles selon le CEB.

La Ville prête à aider à sauver le club

Un groupe d’investisseurs intéressé à sauver la concession a rencontré les autorités municipales le 18 janvier dernier. «Le groupe a fait des demandes, mais la Ville leur a soumis une contre-offre qui est sous analyse», révèle M. Poulin.

Mentionnons que les éventuels investisseurs du groupe préfèrent s’abstenir de commenter la situation pour le moment. Les prochains jours seront donc cruciaux en ce qui concerne l’avenir de la formation.