Trois décennies de travail maraîcher à la Fraisière Bellevue

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Par Frederic Desjardins
Trois décennies de travail maraîcher à la Fraisière Bellevue
Martin Bilodeau, Véronique Binet, Marilou et Luc-André sont passionnés par la culture des petits fruits. (Photo : L'Éclaireur Progrès - Frédéric Desjardins)

Fondée en 1991, la Fraisière Bellevue a amorcé ses activités avec un seul hectare de fraises estivales. Trente ans plus tard, l’entreprise cultive sur une trentaine d’hectares des fraises, framboises, bleuets et maïs sucrés à Saint-Éphrem et Sainte-Clotilde-de-Beauce.

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Martin Bilodeau, le fondateur, ne se destinait pas à la culture maraîchère. Élevé sur une ferme laitière et bovine, il a étudié en sciences et en électronique. Au début des années 2000, lui et son épouse, Véronique Binet, décident de consacrer tout leur temps à la Fraisière Bellevue.

« Je travaillais à la ferblanterie de mon frère et Véronique était éducatrice. Déjà à l’époque, on ne fournissait pas à la demande. La fermeture d’une entreprise horticole nous a permis d’acheter des équipements et kiosques », explique M. Bilodeau.

Souhaitant étirer au maximum la saison maraîchère, Martin Bilodeau et Véronique Binet ont développé la culture des fraises d’été et d’automne. N’allez jamais dire au duo que toutes les fraises goûtent la même chose. Au Québec, il existe 13 variétés de ce délicieux fruit rouge.

« La variété Wendy est la plus populaire auprès des consommateurs. C’est une fraise très sucrée et parfumée. On doit la manger rapidement, car elle a une courte durée de conservation. La Jewel est ferme et juteuse, mais son goût est moins relevé », précise Martin Bilodeau.

Les framboises d’été et d’automne existent en huit variétés. « La Killarney est celle dont le goût se rapproche le plus de la framboise sauvage. L’Eden est un beau gros fruit. Son goût est moins sucré », mentionne M. Bilodeau.

Mieux informés

La Fraisière Bellevue vend ses produits dans des kiosques et en épicerie. L’autocueillette, au fil du temps, est devenue une grande tradition chez les consommateurs. Ces derniers posent également beaucoup de questions.

C’est le moment de cueillir vos framboises !

« Le tiers des visiteurs connaissent exactement le fruit recherché. Les gens mangent local et veulent savoir ce qui se trouve dans leur assiette. En venant sur nos terres, ils comprennent mieux notre travail », dit Martin Bilodeau.

Chaque type de plantation nécessite un plan agricole bien précis. La Fraisière Bellevue collabore régulièrement avec FERTIOR. Cette coopérative de fertilisation organique est aussi un club conseil en agroenvironnement.

« On mise beaucoup sur des solutions écologiques. Nos sols sont bien drainés et possèdent les éléments nutritifs nécessaires », indique M. Bilodeau.

Luc-André, 17 ans, et Marilou, 15 ans, donnent un coup de main chaque été à leurs parents et aux autres employés.

« J’ai grandi là-dedans. C’est super de voir la terre évoluer », dit Luc-André. « Je fais de la caisse et je guide les visiteurs. Travailler à l’extérieur, c’est beaucoup mieux que dans une shop », ajoute Marilou.

Projets freinés

En raison du manque de main-d’œuvre, la Fraisière Bellevue ne peut pas agrandir ses installations ou offrir plus de services à court terme. Comme d’autres entreprises, elle compte en partie sur des travailleurs étrangers.

« Dans la structure actuelle, nous avons une trentaine d’employés. J’ai toujours des idées en tête pour améliorer l’entreprise. Être agriculteur, ce n’est pas seulement un gagne-pain. C’est une passion et un mode de vie », conclut Martin Bilodeau.

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